En direct du marché

L’Art de la fromagerie présente ses collections fromagères de la rentrée

art de la fromagerie fromagesLa semaine a été chargée pour Michel Lando et Sylvain Basset. Les deux associés de l’Art de la Fromagerie ont présenté les quatre nouvelles recettes fromagères qu’ils viennent de mettre au point avec leurs producteurs. D’autres recettes étant en préparation, cette présentation marque le temps nouveau des collections fromagères. « Nous sommes deux fromagers exigeants, reconnaît Sylvain Basset. Alors, nous avons pris notre temps pour identifier des producteurs rigoureux afin d’élaborer avec eux des recettes fromagères nouvelles ». Les Marseillais peuvent d’ores et déjà découvrir une tome fermière au basilic (colorée au vert de l’ortie) que l’on dégustera au mieux à l’apéritif, une alternative aux chips et cacahuètes bien peu ragoûtantes. Au rang des nouveautés, il y a aussi une tome fermière à la truffe (tuber melanosporum), une tome à l’origan et, ultime nouveauté, la pastaclette, une raclette à l’anis qui doit son arôme à l’agastache, une plante à la saveur anisée délicate et novatrice.

60 nouveaux fromages
Les rôles ont bien été attribués ; pendant que Michel Lando se consacre à la boutique et à l’accueil du public, Sylvain Basset, lui, court les routes de France et d’Europe à la recherche des meilleurs producteurs. En vitrines, 250 fromages, à 80 % français, se succéderont au fil des mois, au gré des saisons. « Cette année, nous avons dégusté à peu près 600 fromages français et nous en avons sélectionné 60 qui seront vendus pour la première fois à la fromagerie« , poursuit Sylvain.

Pour respirer au mieux différents fromages, sentez des grains de café entre chaque variété pour en apprécier toutes les nuances
Parmi les 60 nouveautés appelées à rejoindre les roqueforts, comtés et autres pélardons de Lozère et du Gard, Michel et Sylvain citent avec fierté : le banon de la fromagerie d’Albion (« un banon fermier extra »), les chèvres de Laure Fourgeaud en Dordogne (« Elle ne travaille qu’avec des chefs cuisiniers ; c’est une productrice qui fuit les grossistes et le système. Elle a bien voulu faire une exception pour nous et on est ravi »), un bray picard du Gaec de la Chapelle Saint-Jean (« un double crème comme le brillat-savarin que l’on savoure soit nature soit roulé dans les graines de lin »), un salers  (« un fromage à pâte pressée non cuite, un salers de tradition, issu à 100 % de cette variété bovine signé Charlotte Salat »).

Membres du collège culinaire de France, les deux compères ne se revendiquent pas affineurs : « Nous travaillons sur la partie finale de l’affinage, c’est-à-dire les dernières semaines avant la mise en vente » précise Sylvain. Sobrement alignés, dégageant pour certains une odeur de lait chaud salé, pour d’autres, de foins et d’herbes coupés, les fromages de l’Art de la Fromagerie renouent avec le passé prestigieux de l’enseigne. Si plusieurs « mémoires » du quartier affirment qu’il y avait déjà ici une fromagerie en 1935, les premiers écrits mentionnant la présence des fromages en ces murs datent de 1952. Et l’aventure continue !

L’Art de la fromagerie, 20, rue Saint-Michel, Marseille 6e ; infos au 04 91 48 45 14.
Fermé le dimanche après-midi et lundi.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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