Restaurants en Provence

Au comptoir du boucher du Lafayette Gourmet

lafayette gourmet 1Moi, je les appelle les Galaf’. Comprenez les Galeries Lafayette. Il y a quelques mois, l’enseigne parisienne a inauguré à Marseille son nouveau concept de supermarché haut-de-gamme avec possibilité de manger sur place (lire ici). A midi, les tables et les comptoirs des corners viande et poisson affichent complet. On y vient pour déjeuner sur le pouce ou flemmarder entre copines qui fuient leur mari, ou copains venus regarder passer quelques jolies filles. La formule à 12,50 € propose un hamburger convenable escorté au choix, de frites, de salade ou de ratatouille (accompagnements à volonté) et d’un café gourmand composé de 3 mini pâtisseries (un cannelé, un opéra, une salade de fruits, une tatin etc). Le service est simple et rapide même s’il a fallu, vendredi 10, demander 5 fois la carafe d’eau.

lafayette gourmet 2Pour 12€, la carte propose également une pièce du boucher du jour (160g), un blanc de poulet Label Rouge rôti au thym (9,90 €), une côte de veau pour >2 personnes (1kg, 48 €), de l’onglet ou de la bavette (16 €), une tranche de gigot d’agneau (15,50 €). Faut-il y aller ? Oui sans retenue. On peut y manger pour 12,50 ou 20 € des produits de qualité. C’est sympa, bien amené, sans prétention et c’est plutôt amusant de manger au milieu d’un supermarché fût-il de standing.

Lafayette Gourmet-Centre Bourse, du lundi au samedi de 8h30 à 20h30 et dimanche de 10h à 20h.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.