Restaurants en Provence

Un déjeuner à Une table, au Sud à Marseille

table au sud 2turac 2Qu’il semble loin le temps où, c’était il n’y a pas encore 2 ans, Ludovic Turac apprenait le métier au côté de Lionel Lévy ! Le second est devenu chef et son épouse, la douce Karine, a endossé le tablier de responsable de salle et patronne. Il en résulte une ambiance tout à la fois sélect en salle et conviviale dans le service, presqu’amicale. Chez Une table, au Sud, le service est fluide et compté pour permettre les déjeuners d’affaires sans s’éterniser.

turac 3Le style Turac s’est considérablement affiné, les assiettes sont désormais celles d’un homme qui a mûri et travaillé sa technique et son style. La mise en bouche, un cromesquis de pied-paquet donne le ton : on respecte le patrimoine local, on joue avec, on le bouscule pour en révéler le meilleur. Suit une extraordinaire tartine de focaccia noire sur laquelle, à la façon d’un aïoli peu aillé mais justement relevé d’un peu de piment d’espelette, le chef a aligné le poisson et les légumes taillés à la mandoline. Une mosaïque de couleurs, riche de saveurs… un méli-mélo apparent mais un savant agencement des goûts. Un bel exercice.

Le denti de ligne justement cuit s’accompagne de navets fondants cuisinés au beurre de Yuzu et réduction d’une soupe de girellles. Les goûts sont concentrés, puissants, on dévore la mer à chaque vague, ce plat bien iodé est intelligemment construit. Quant au dessert, une variation amusante de la tarte aux agrumes, il est sans reproche bien que très académique. Pâte sablée beurrée, suprêmes d’agrumes, pointe de citron, crème pâtissière… il y a là un équilibre parfait et une justesse de ton exemplaires. Avec le café (au demeurant très bon même si c’est un Nespresso), quelques tiramichoux, des choux garnis d’une crème pâtissière au café et un tube de confiture orange-carotte à savourer sur des gressins sucrés miniature. La carotte-orange… l’influence de Lévy plane encore !

Faut-il y aller ? Ce repas hisse Turac parmi les 5 meilleurs de Marseille. Le talent de ce type de 26 ans est porté par la passion. Et ils ne sont pas si nombreux dans cette ville. Non ?

Une table, au Sud, 2, quai du Port, Marseille 2e arr. ; résas au 04 91 90 63 53.
Formules déjeuner 29 et 38 € ; bouillabaisse 48 € ; menu pointu 48 € ; inspiration 78 et 126 €. Carte 90 €.

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.