Restaurants en Provence

Balady, l’éventail des saveurs de la Méditerranée du Sud

25BaladyVous avez aimé la cantine de Nour d’Egypte ? Vous aimerez le Balady, une ancienne boulangerie de quartier restée dans son jus, carrelage blanc et four encastré dans les murs, proposant un éventail large de ce que, du Maghreb au Proche-Orient, la Méditerranée du Sud a de meilleur. Le beau plafond est carrelé à la façon des azulejos portugais, sur les murs, des paniers, des cuivres, des babioles déploient une ribambelle de souvenirs. L’accueil et le service sont féminins et souriants. On pousse la porte, l’estomac dans les talons, avec une furieuse envie de dévorer les pains à la façon des manaïch’ imbibés d’huile d’olive parsemés de cubes de tomates, de feuilles de coriandre, parsemés de sumac (pour la note acidulée), de zaatar (le thym du Proche-Orient) et de rondelles d’oignon. Les feetir au pastourma (viande de boeuf séchée aux épices), feta et menthe ou aux olives sont ultra croustillants et roboratifs. A l’heure du déjeuner, un cortège majoritairement féminin se prosterne devant cette salade de petits pois frais, concombre, melon, carottes et feta-menthe.

La torpeur s’empare d’un centre-ville où les rues sont balayées par un souffle brûlant et enveloppant. En fermant les yeux, une ville hybride s’invite à l’imagination, une cité fille du Caire et de Beyrouth qui aurait pour soeurs Amman et Tunis. C’est un peu tout ça Balady, « mon pays » qui donnerait à savourer les bakhlawa et les cornes de gazelle, un feetir aux dattes avec un café turc épais aux arômes de cardamome comme à Baalbeck ou Aswan… Alors faut-il y aller ? Oui car la cuisine est ici familiale, ce n’est pas une cuisine de restaurant et elle rend compte du quotidien de millions de Méditerranéens perfusés à l’huile d’olive. Oui pour la gentillesse de l’équipe et la rapidité du service ; oui, enfin, pour l’épatant rapport qualité-prix, les produits frais et intègres qui font de cette nouvelle adresse le spot à déguster absolument.

Balady, 66, rue Consolat, Marseille 1er arr. Infos au 09 80 99 21 03. Carte, 10-15 €.

Ajoute un commentaire

Ecris ici pour poster ton commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

Suis-nous sur les réseaux

L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

Abonne-toi à la newsletter