Restaurants en Provence

La Loco, cette incroyable auberge de la gare de Cassis

C’est la bonne nouvelle du jour, de la semaine, du mois, de l’année ! François est de retour ! L’homme qui avait fondé la Stazione a quitté le centre de Cassis pour ce petit bistrot pile-poil en face de la gare SNCF. Arrêt sur image : une gare de campagne, son parking, un petit troquet avec terrasse et un esprit déco dont seul le maître des lieux a le secret. Il suffit de sauter dans le TER en gare de Marseille-Saint-Charles, 26 minutes plus tard, on pose le pied sur le quai et y’a plus qu’à traverser pour s’attabler ! la Loco, un buffet de la gare comme on les imagine, en mode bistrot, le petit côté cassidain en plus.

Notre homme est resté fidèle aux fondamentaux : des pizzas, 6-7 tout au plus, et des plats provençalo-méditerranéens de belle tenue. Carpaccio d’artichauts, salade de poulpe, poivrons-anchoïade, pâtes aux palourdes ou au pagre, basse-côte pizzaiolo, calamars à la sicilienne. Tout est dit. Derrière le four, Pepe le calabrais, distribue ses sourires et sa bonne humeur. Ses pizza présentent une cuisson uniforme, la saucisse piquante fouette la sauce tomate fraîche, à partager c’est la meilleure des entrées en matière. Porté par une sainte inspiration, François a cuisiné le matin même des calamars, servis juste poêlés et farcis d’une sauce basilic-anchois-mozza. A se damner. L’autre proposition du jour, un merlan à la calabraise est accompagné de saucisse et poivrons, un miracle. Les cuissons sonnent juste, les assaisonnements, entre huile d’olive et pointe de sel, font vibrer les asssiettes, la fraîcheur des produits et la bonne intention de départ se retrouvent jusqu’aux pointes de la fourchette.

En salle, la bonne humeur règne et les clients affluent conscients de leur chance. La carte des vins, à forte prédominance cassidaine bien sûr, contribue à l’ambiance. Dessert ou pas dessert ? Dessert bien sûr, d’autant que François les promet maison. Et comme on a eu raison de l’écouter une fois encore : la mi-cuit au chocolat est servi encore chaud, le coeur semblant à une mousse au chocolat onctueuse et fondante. Dans la tarte au citron, les zestes apportent une note d’écorces blanches qui se combine à l’acidulé de l’agrume, c’est jaune, vif, vivant comme le soleil dans ce ciel dont un heureux vent du Sud balaie les nuages.

Alors faut-il y aller ? C’est presque comme une supplique, oui courez-y tout à la fois pour la gentillesse de François et de son équipe que pour la qualité de cette cuisine ménagère de haute volée. S’attabler à la Loco c’est savourer une cuisine authentique, puissante, au caractère bien trempé. Les saveurs et parfums sont abondants, c’est une brassée de fleurs, une leçon de gastronomie. A Paris la gare de Lyon a son Train Bleu, à Cassis, la gare à sa Loco.

La Loco, 29, avenue des Albizzi, 13260 Cassis (face à la gare) ; infos au 04 88 42 10 78 et 06 21 03 82 20. Carte 40 € environ.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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