Art de vivre

A Moissac Bellevue, la Bastide du Calalou en 5 questions

C’est probablement l’un des villages du haut-Var parmi les plus attachants. Moissac est arrimé à une colline, aux portes du parc naturel régional du Verdon, entre Aups, connu pour son marché aux truffes, et Baudinard, perdu dans une garrigue typique des paysages de Giono. La bastide du Calalou est un hôtel-restaurant 4 étoiles proposant des séjours reposants, à une heure trente de la côte. La famille Vandevyver, propriétaire de l’établissement depuis 1995  en a fait une halte incontournable. Voici en 5 points toutes les bonnes raisons pour y aller.

1 Le Calalou ça veut dire quoi ? Le calalou c’est une recette de soupe antillaise. La bastide doit son nom à deux parisiennes, Esther (la maman) et Armande (sa fille) qui étaient d’origine antillaise. La mère et la fille quittent Paris à la fin des années 1960 pour rejoindre des amis, Jean et François, alors installés en Provence, à Moissac. Elles achètent une maison dans le village et la transforment en hôtel. Au mitan des années 1970, portées par le succès, mère et fille entament la construction d’une bastide en contrebas du village qu’elles équiperont d’un tennis et d’une piscine. Voilà comment est née la Bastide du Calalou.

2 On y fait quoi ? On y bronze sur le bord de la piscine, on visite le village avec ses ruelles escarpées, on pousse la balade jusqu’à la chapelle templière de Notre-Dame-de-Beauvoir et on découvre les villages environnants (Moustiers, Beaudinard, Aups, Régusse, Salernes, Cotignac et Tourtour). Comme on est à 30 minutes des gorges du Verdon, on peut y aller sans souci. A voir : le château de Moissac, subliment rénové qui appartient à des privés. La maison ne se visite pas mais s’admire… de loin. Côté décor, l’hôtel baigne dans le mi-bourgeois-mi-rustique, loin, très loin, des codes standardisés du moment.

3 On y mange quoi ? Le restaurant est dirigé depuis 3 ans par Michaël Labat-Gest qui, fortement ébranlé par les crises sanitaires de ces dernières années, propose une carte composée presqu’exclusivement de produits locaux. La carte dépend donc des arrivages et des aléas climatiques. Cet été, les tomates de Salernes présentées en salade (eau et espuma de mozza) côtoient les truites de Jean-Claude et Diane Vigin, pisciculteurs à Bauduen, servies avec une ratatouille. Côté viandes, le filet de boeuf d’Arnaud Bremond à Montmeyan, voisine avec les tagliatelles de seiche et pois chiches de Charles Trabaud, producteur à Rocbaron. La Michette, une tome de chèvre au torchon, que l’on doit à la famille Bertin de Taradeau, domine le plateau de fromages. Une cuisine simple pour amateurs de plats lisibles.

4 Quid du chef ? Le restaurant n’est pas référencé par le guide Michelin mais est noté 12/20 dans le Gault & Millau. Le chef jouit d’un titre d’Etat de Maître Restarurateur.

5 Et c’est cher ? Le menu du marché est servi au déjeuner et dîner, comptez 36 € par personne. A la carte, entrées de 17 à 21 €, plats de 25 à 27 € et desserts de 9 à 11 €.

Bastide du Calalou, route de Baudinard, 83630 Moissac Bellevue ; infos au 04 94 70 17 91.

Photos Marie Tabacchi

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Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

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Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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