Restaurants en Provence

Les charmes préservés du café populaire

café populaireCe fut l’événement de cette fin d’année 2014 : Nicolas Julien rachetait le café populaire, restaurant fondé par André Gas en 2006. Un peu plus de deux années sont passées et l’enseigne affiche toujours belle et bonne mine. Les prix ont été retravaillés pour fidéliser la clientèle du déjeuner, les soirées sont toujours aussi intimes bien que fréquentées, le service reste professionnel et attentionné. Le décor raconte une histoire entamée « au retour », en 1962, celle d’une famille ancrée en Méditerranée et dont la carte reflète les influences : aubergines parmesane et burrata fumée maison-betterave et pickles pour les entrées ; tagliata de boeuf, agneau façon kebab, paccheri saucisse italienne et saumon teriaki pour les plats. Du millefeuille de Sylvain Depuichaffray aux glaces et sorbet de la maison Tarentina en passant par la salade de fruits frais et le fondant au chocolat noir, Nicolas a voulu rassurer en proposant des assiettes fédératrices.

Le résultat est conforme aux attentes ; sous la férule d’un serveur à l’accent que d’aucuns qualifieraient d’italien, les assiettes se succèdent avec entrain. Le pavé de maigre très bien cuit posé sur une fondue de poireaux puise son énergie dans un crumble au parmesan, l’agneau kebab, très digeste et léger, est accompagné de frites maison parfaites. Très joliment amenée, la salade de fruits précède un café. L’ambiance est détendue, les habitués étant partis, restent quelques rares tables qui ont du mal à lever le camp. Alors faut-il y aller ? Oui car en pleine ville, ce restaurant avec vue sur jardin n’a rien perdu de son charme au fil des ans. Le service est très convenable, à l’image des assiettes qui, pourtant simples, procurent du plaisir. Un clin d’oeil à Nicolas : gonfler la quantité de paccheri saucisse italienne qui sont décidément trop bons pour être servis dans un si petit ramequin…

Le café populaire, 110, rue Paradis, Marseille 6e arr. ; résas au 04 91 02 53 96.
Formule déjeuner : 16 €. Carte : 35 €.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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