Restaurants en Provence

Le bistrot du Carré du Palais à Avignon pour les fins bistronomes

Le bistrot du Carré du Palais à AvignonAu coeur même de la cité pontificale, l’hôtel Calvet de La Palun s’est ouvert au grand public. La bâtisse érigée fin XVIIIe, un hôtel particulier qui a longtemps abrité une succursale de la Banque de France, a pris le nom de Carré du Palais. On y découvre désormais un bar à vins, une cave de dégustation, une école des vins, une table et quantités d’événements liés aux vins des côtes-du-Rhône dont le bâtiment, signé de l’architecte Franque, chantre du style Louis XVI, est devenu sinon l’écrin, du moins le flamboyant symbole.

En attendant le restaurant gastronomique qui devrait voir le jour d’ici un an, le Carré du Palais héberge également un bistrot piloté par Christophe Chiavola. Conformément à la vocation de l’établissement, ce sont ici les vins qui impriment leur rythme et sa physionomie à la carte. Sommeliers, cuisiniers et responsables se réunissent, goûtent, sélectionnent les domaines des côtes-du-Rhône qui seront mis à l’honneur durant une semaine ; au chef d’imaginer ensuite les plats qui les valoriseront au mieux. Il en résulte des propositions tantôt bistrotières (pressé de tête de veau au foie gras-mousseline gribiche, crémeux de lentilles vertes AOP du Puy-paleta ibérique-émulsion de chèvre frais), tantôt de sensibilité japonaise (maki de thon-mascarpone wasabi sirop de gingembre et mousse de soja), la cuisine se plaisant à toujours associer la terre et la mer avec pertinence (pressa ibérique-carpaccio de haddock pommes de terre au cantal jus corsé au boudin noir).

Le bistrot du Carré du Palais à AvignonDifficile de choisir dans cette carte des vins réunissant quelque 400 références à partir de 15 €, le plus grand choix au monde de vins des Côtes-du-Rhône ! Mais à midi, c’est Xavier Combe, à Visan, avec son Art Mas, qui racontera la plus jolie histoire. Une aventure qui a la culture biologique pour toile de fond, la syrah et le grenache pour héros. Avec l’oeuf en trois façons, frit, confit et parfait sur une focaccia et beurre de caviar, la robe de velours de ce rouge 2016 déploie ces arômes de fruits rouges. Son élégante structure, toute en discrétion, tient tête au gras du jambon de bellotta 100% iberico de la maison Cinco Jotas, souvent présenté comme trésor national d’Espagne. C’est au pâtissier, Didier Hoareau, que revient le mot de la fin. En guise de clin d’oeil à sa Réunion natale, il n’a pu résister à l’envie de proposer un ananas rôti sauce créole et sorbet pina colada mais, la pomme Ta Thym, ou le finger chocolat-caramel glace pralin, sont en embuscade. Ce dernier, accompagné d’un café mêle croustillance et fondant, sucrosité et gourmandise, tiède et froid… Alors faut-il y aller ? Oui parce que le service y est délicieux, appliqué, sérieux mais jamais prétentieux. Oui parce que Chiavola ne court pas après les chimères scintillantes des modes et s’obstine à raconter ses rencontres, producteurs, produits et autres lectures de livres inspirants. L’ensemble est heureux, empreint de bon sens et rudement efficace.

Le bistrot du Carré du Palais, 1, place du palais, à Avignon ; 04 65 00 01 01. Midi : 16 et 21 €. Formules déjeuner et dîner : 25/33€, 29/39 €. Menu 70/95 €.
Bar à vins, planches de 22 à 25 €.

 

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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