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Rôti de bœuf en croûte de chocolat

bœuf en croûte
Préparation : 15 min / Cuisson : 20 min bœuf en croûte

Votre marché pour 4 personnes : • 600 g de pièce à fondue (viande de bœuf voir ci-dessous) ; 1 rouleau de pâte feuilletée ; 100 g de chocolat noir au piment Chili ; 1 œuf fermier bio ; de l’huile de tournesol ou de colza.

On y va : préchauffer le four à 220° C (thermostat 7 ou 8). Dans une cocotte avec un fond d’huile, faire dorer la viande sur toutes ses faces rapidement puis la laisser refroidir sur une grille. Poser ensuite la viande sur la pâte, saler et poivrer puis poser le chocolat sur la viande. Fermer la pâte et la dorer au jaune d’œuf. Enfourner le rôti pour 20 minutes environ selon le degré de cuisson souhaité puis le laisser reposer quelques minutes. Servir le rôti de bœuf en croûte découpé en tranches et accompagné d’un gratin aux trois pommes fruits (rouges, vertes et jaunes).

Trucs de chef : pour cette recette de bœuf en croûte, demander à votre boucher du rumsteack, du tende de tranche, de la poire, du merlan, le rond de tranche ou le mouvant.

Bonus : les viandes en croûte c’est une recette qui en jette et finalement assez facile.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.