Magazine

Où trouver un bon sandwich à Marseille ?

On ne rigole pas avec le bon sandwich. Genre jadis méprisé, le sandwich est de plus en plus travaillé à l’instar des propositions de Caterine à la rue Fontange (6e arr.) ou des bahn mi de Cédrat (rue Breteuil, 6e). Les restaurants étant de plus en plus onéreux et la pause  repas de la mi-journée se limitant à une heure seulement, un nouveau marché s’ouvre dans lequel s’engouffrent les petits malins. Si vous êtes en manque d’inspiration, voici nos pistes à suivre…

↑ Dwish Mathieu s’est installé dans l’ancienne boutique Harpers bazar que Michèle a tenue plus de 50 ans. De cette époque où le local abritait des collections de prêt-à-porter, Mathieu a conservé la devanture, la vitrine de bois et la petite clochette à la porte toute peinte de noir. Quelque part, cachée dans une niche, la photo noir et blanc d’une très belle dame rappelle qu’un homme est venu ici, une fois par an pendant 20 ans, pour admirer la photo de cette femme dont il était tombé amoureux. Plus prosaique, la carte des dwish de la semaine met en scène un poule spicy (baguette levain, harissa et mayo, poulet fermier rôti, courgettes grillées et carottes pickles), un Jésus-Marie Rosette (baguette levain, rosette à l’ancienne, beurre salé et cornichons maison), un selfish à la truite fumée et labneh aux herbes, un méchant bagnard au thon etc. Les produits frais et sourcés (pains de chez Ludivine, charcuteries maison Payany, chocolat bio Millésime et chips artisanales Family) prouvent les bonnes intentions de Mathieu. Service rapide et très sympa. On aime le généreux sunday vanille à la brisure de brownie chocolat et le café Deep. Et dans le quartier, tout le monde a déjà adopté le bon sandwich made in Dwish.
Dwish, 2, rue Edmond-Rostand, Marseille 6e ; infos au 06 24 97 20 44. Formules de 11,50 à 15,50 €.

Pétrin Couchette
↑ Pétrin couchette Pour adopter le look des Parisiens et Londoniens qui font la queue ici, il vous faudra arborer un tote bag fondation Luma ou Carmignac et un chemisier Jacquemus. Plus sérieusement, la gamme des pains à la qualité irréprochable s’appuie sur des blés aux variétés oubliées et au levain bio. La micro boutique dispose d’une vitrine qui ouvre sur le laboratoire où s’affaire une team de boulangers engagés et motivés. Ce mercredi, une pompe à l’huile briochée, mais trop compacte et lourde, est proposée à 2,50 € et on pourra l’accompagner d’un café de spécialité. Au déjeuner, la focaccia est magnifique à l’œil, superbement dorée, ventripotente, « ultralvéolée » et délicieuse. La garniture de tomate, roquette et sauce blanche lactée ne présente pas un immense intérêt. Comptez 10 € pour une portion d’au moins 300 grammes. En quelques mois l’adresse a rejoint le club des boulangers ultra-quali de la ville mais côté tarifs on se croirait à Londres ou Paris… Peut-être pour ne pas dépayser les clients. bon sandwich
Pétrin couchette, 7, cours Saint-Louis, Marseille, 1er arr. Aux environs de 10-15 €.

bon sandwich au Café Brioche
↑ Café brioche La rue Fontange ne cesse de se renouveler ; en attendant l’ouverture dans quelques mois de Razzia, en lieu et place de Flocon de thé qui a plié bagages, l’équipe du café la Muse a ouvert ce mini-spot de 17 m2. Au Café en bois de Sylvie Ravoux succède désormais un binôme composé de Sacha, cuisinier et pâtissier confirmé et Antoine, très cool, souriant et à l’aise avec les clients quand son comparse s’avère plus timide. Un sandwich végétarien, un pan garni (comme un bagnat mais avec de la harissa et de la ricotta aux herbes), un jambon-comte au déliceux jambon à l’os… Un petit aperçu de cette ardoise réécrite tous les mois. Par manque de place, c’est dur dur de manger sur place ; adresse idéale pour ramener au bureau ou pour déguster son bon sandwich sur un banc, au soleil.
Le Café Brioche, 2b, rue Fontange, Marseille, 6e arr. De 8h à 14h30, fermé le dimanche. Sandwiches de 6 à 7 €.

Encore un bon sandwich ?

Loin de vouloir dresser une liste exhaustive mais on ne résiste pas à l’idée de vous susurrer 6 autres adresses déjà bien implantées et réputées. Histoire de rafraîchir les mémoires…

→ CHEZ FANNY On aime le caractère traditionnel des recettes (Galavar : steack haché, œuf au plat et sauce salsa maison) et le bibimbap. C’est cool et tout est bon, avec l’accent. A partir de 8,50 €.
28, rue Bonneterie, Marseille 2e arr. ; infos au 04 91 44 25 85

→ CRABE TORO Le sandwichaurant de Clément Froger propose aussi des assiettes façon néo-bistrot. Très joli choix de vins nature. Mention spéciale pour les yakitori-comté au barbeuc. Midi, 15 €.
17, rue Caisserie, Marseille 2e arr. ; infos au 07 67 30 25 28

→ LES FRÈRES BRIOCHES Le temple du lobster roll bien meilleur qu’ailleurs, rue Paradis. Silvère et Mathieu dégainent un pulled pork ou beef barbecue cuisson 6 h et 2 h dans la sauce. Un flan brioché plongé dans une ganache de chocolat noir achève de convaincre le pisse-froid. De 6 à 18 €.
35, rue Vacon, Marseille 1er ; infos au 07 67 43 05 56

→ LE BAR DES AMIS Mélanie te mitonne un pan bagnat qui rend dingues les Niçois. L’ambiance du bar doit beaucoup à Ivan ; on mange sur place, on commande un dessert (ah le triffle de Mélanie encore) et le café. La vie est belle.
23, ave de la Pointe Rouge, Marseille 8e arr. ; infos au 04 91 96 17 62

→ LIMON Pas un an et déjà une sacrée réputation ; sandwiches, bols, recettes fraîches et légumières, un hot spot pour les étudiants de la fac voisine et les salariés du quartier. Très bon rapport qualité-prix, environ 10-15 €.
132, la Canebière, Marseille 1er.

Ajoute un commentaire

Ecris ici pour poster ton commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonne-toi à la newsletter

Marseille

Farinette c’est fini. Quatorze mois plus tard, la boulangerie de Manon et Etienne Geney tire le rideau. « Nous avons vécu une année compliquée et la hausse globale des coûts, énergie et matières confondues, a fragilisé notre modèle économique, explique Etienne Geney. Nous n’avons pas voulu fragiliser la Maison Geney voisine et on a pensé qu’il valait mieux tout arrêter ». En dépit de cette annonce, l’équipe vient de terminer une série de tournages pour la « Meilleure boulangerie de France » (M6) et le couple Geney enfonce le clou : – On y a mis tout notre cœur, on n’a proposé que du bon pain, on a fait de gros progrès et on ne retire que du bien de cette expérience ». Toujours propriétaires du nom Farinette qu’ils ont déposé, les Geney attendent que « le temps passe » et promet : « On reviendra mais on ne sait pas quand ». Fermeture le 4 février 2023.

Marrou à Saint-Barnabé. Porté par le succès de ses implantations au Prado, à Castellane et à l’opéra, Marrou ouvre un espace traiteur-pâtisserie à l’entrée de la galerie Saint-Barnabé Village (95, rue Montaigne, 12e). Il sera possible de déjeuner sur place et de profiter du salon de thé à toute heure de la journée. Une terrasse et des places en salle sont annoncées. Les Marseillais de boboboom (présents déjà à Paris, les Emirats, Londres, la Savoie , Rio et New York) signeront la déco et le style de l’enseigne.

 

Ramatuelle

Raclette à Pampelonne. Fondée par la famille Manificat dans les années 70, L’Orangerie compte parmi les historiques de la plage de Pampelonne. Ce restaurant de plage est l’un des seuls de la baie à accueillir ses clients toute l’année, 7 jours sur 7. Pour cet hiver, le chef Daniele Negrini a eu l’idée de proposer une raclette… original face à la mer ! Côté tarif, ça reste raisonnable : 35 € par personne, pour deux convives minimum.
L’Orangerie,
962, chemin des Tamaris, 83350 Ramatuelle ; infos au 04 94 79 84 74.

 

Suis-nous sur les réseaux