Magazine

Les Frères Brioches inaugurent leur premier comptoir à Marseille

Frères Brioches

« On a toujours travaillé en duo, la street ça ne se vit pas en solitaire ». Derrière le comptoir de leur toute nouvelle adresse, ces deux « frères brioches » affichent un large sourire. Ils savourent avec bonheur l’ouverture de leur premier point de vente physique au cœur de Marseille. A l’affiche, des brioches bio produites par la boulangerie Pain Pan garnies de recettes aussi savoureuses qu’addictives : pulled pork sauce barbecue (cuisson 6 heures et deux heures dans leurs sauces respectives), boeuf teryiaki, poulet tandoori et crevettes mayo-curry, ventrèche de thon mayo-sriracha. Avec des accompagnements on ne peut plus canailles, du grilled cheese aux twister potatoes.

Mathieu Legrand, 27 ans, et Silvère Preher, 24 ans, ont eu la révélation alors qu’ils séjournaient à Brisban et Sydney. Opticiens de formation, ils bossent ensemble avant de tenter l’aventure australienne : – C’est là-bas qu’on a découvert la street-food, ça a été une révélation » assure Mathieu. Les deux inséparables que le monde de l’optique ne passionnait guère, travaillent dans un petit restaurant français de Sydney où le croque-monsieur, les œufs benedict et autre « bœuf bourguignon pie » (bœuf en tourte, NDLR) cartonnent. Au bout d’un an, les voilà de retour en France à l’heure du premier confinement de mars 2020. Mathieu s’exile en Suisse pour travailler dans un hôtel 5 étoiles et Silvère vit de petits boulots dans la grande distribution.

Nouvelle ère
« On s’est vite intéressé au phénomène des dark kitchen et au concept des lobster rolls (1), raconte Silvère. On l’a retravaillé en faisant ce qu’on aime : de la super brioche bio et des recettes qu’on a testées auprès d’amis ». Très vite, les deux compères lancent un compte Instagram et s’adossent aux plateformes de livraison pour tester la formule en mars 2021. Et le succès vient vite. Les banques, à qui les Frères Brioches confient leur projet d’ouvrir une adresse « en dur », sont séduites par le sérieux de la démarche. La suite on la connaît.

La nouvelle adresse couvre une trentaine de mètres carrés dont le tiers est réservé à la cuisine. Tout y est organisé avec transparence : – On cuisinera devant les clients, surtout pas cachés et loin des clients », prévient Mathieu. « La street food gagne des parts de marché. Nous avons un décalage de 10 ans avec les USA et de 5 ans avec Paris. Les consommateurs sont de moins en moins attachés au couteau et à la fourchette. Tout en tendant un sandwich dodu, doré, savoureux et riche, Silvère complète : – Nous sommes un pays de gastronomie où manger avec les doigts ça ne se fait pas. Et pourtant, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre ». Et pour le dessert ? un flan brioché plongé dans une ganache de chocolat noir devrait faire l’affaire…

Les Frères Brioches, 35, rue Vacon, Marseille 1er ; infos au 07 67 43 05 56. Ouverture vendredi 19 novembre.

(1) Le lobster roll est né sur la côte Est des USA. Il s’agit d’une brioche souvent toastée et richement garnie d’une recette à base de homard, de crevettes, généreusement nappée de sauces. Chefs étoilés et comptoirs de rue parisiens en proposent de remarquables.

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.