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La bouillabaisse du pauvre telle que la mangeait Jean Giono

Sylvie GionoNon, non et non, il n’y a pas une bouillabaisse mais des bouillabaisses. Si la charte promulguée par une poignée de Marseillais (Tony Visciano, fils et successeur du célèbre Michel des Catalans, Alex Calligani et Alphonse Mounier) en 1980 avait pour ambition de protéger une version de la bouillabaisse dite « du riche », elle a eu le malheur de plonger dans les ténèbres plusieurs autres variantes de la kakavia, ce plat originaire de Thessalonique, en Grèce. Bouillabaisse de sardines, de congre et même du pauvre, chaque famille, chaque quartier avait la sienne. Voici une recette extraite du livre de Sylvie Giono, fille du célèbre Jean, qui écrit : « Alors que nous mangions la vraie bouillabaisse l’été, dès le printemps, maman nous préparait la bouillabaisse du pauvre quand il y avait abondance d’oeufs. C’est une recette facile, pas chère et, au demeurant, excellente »
« Le goût du bonheur – La Provence gourmande de Jean Giono » de Sylvie Giono, Belin Ed., 29,90 €.

Votre marché pour 6 personnes : 1,5 kg de pommes de terre ; 2 poireaux ; 2 tomates ; 1 oignon ; 4 gousses d’ail ; 6 œufs fermiers de poules élevées en liberté ; 6 tranches de pain grillé et frotté d’ail ; un demi verre d’huile d’olive ; 1 morceau de zeste d’orange ; du safran en filaments ; du fenouil et du laurier ; sel et poivre du moulin.

On y va : Au départ, la préparation est la même que pour la bouillabaisse. Lavez et coupez les poireaux en rouelles, émincez les oignon, pelez, épépinez et concassez les tomates. Faites revenir ces dernières dans une cuillère à soupe d’huile d’olive. Ajoutez les gousses d’ail écrasées au préalable. Ajoutez encore les pommes de terre épluchées et coupées en rondelles de 1,5 cm d’épaisseur. Assaisonnez de sel et de poivre, ajoutez le fenouil et le laurier émietté, le zeste d’orange enfin. Couvrez de 2 litres d’eau et laissez mijoter 20 minutes. Ajoutez le safran et faites pocher les œufs dans le bouillon frémissant durant 3 minutes. Dans chaque assiette, placez une tranche de pain frotté à l’ail et posez délicatement un œuf poché dessus. Entourez de pommes de terre et arrosez de bouillon.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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