Restaurants en Provence

A Cassis, la brasserie du tennis, comme une paillote avec vue sur mer

brasserie du tennisC’est terrible janvier, coincé entre les fêtes de la fin d’année précédente et les vacances de février, c’est le mois interminable où les nuits semblent tomber toujours trop tôt et les journées s’éclipser trop vite. C’est aussi le mois des bonnes résolutions, rarement tenues et des crises de confiance en soi qui en découlent… Alors ce week-end, on prend le cap vers Cassis et sa presqu’île. Mer d’un côté, mer de l’autre, Canaille au loin et un merveilleux ciel bleu lorsque souffle le mistral. Ce n’est pas au restaurant mais sur la terrasse de la “brasserie” voisine qu’on tirera la chaise. Vous y croiserez les Cassidains qui aiment à s’y réfugier, accueillis par une équipe jeune qui oublie sa timidité lorsque les visages sont familiers…
D’une table l’autre, on se raconte la dernière soirée à la Marine sur le port ou au Big Ben. Les gosses jouent devant la terrasse pendant que tintent mauresques, pastis et autres jus de tomate. L’ardoise est assez limitée, c’est bon signe. Elle se compose de “légèretés” grand format (carpaccio de boeuf, tartare de saumon, salades de chèvre ou poulpe mariné) et de plats familiaux (pieds-paquets, cannelloni brousse-épinards, parmentier du moment).

Les tablées de copains se partagent la salade d’artichauts frits à l’ail, croustillants, légèrement aillés. Ils sont posés sur un mesclun parsemé de tomates séchées et fraîches, jambon cru et cubes de feta. Original mais très réussi. Idem de cette plantureuse escalope milanaise accompagnée de frites et d’un mesclun très bien assaisonné. Ça respire l’été même si les tomates ne sont guère en forme en ce mois de janvier. Sur la table défilent des loups grillés qu’on arrose de jus de citron et un carpaccio lui aussi escorté de son mesclun et de ses frites. A 14 heures, le soleil tient encore chaud et l’odeur des expressos se fait sentir. Un baba très généreusement imbibé de rhum nous fait oublier bien ses soucis ; on récupère la chantilly pour la plonger dans l’expresso… Un délicieux affogato de dernière minute. Le flan maison est irréprochable.

Alors faut-il y aller ? Oui mais pensez à réserver auprès de Thomas car les services sont pris d’assaut. Oui pour le cadre, les facilités de parking et cet esprit guinguette qui nous repose du cérémonial des restaurants de ville. Oui car la cuisine travaille bien : il n’y a aucun génie dans les assiettes mais les cuissons sont convenables, les assaisonnements sans reproche et les quantités honnêtes. On aime les desserts (indétrônable tiramisu, classique tarte chocolat) qui sont conformes au lieu. En résumé ? Une paillote de bord de mer où on vient entre amis pour passer un bon moment sans se poser de question avec le sentiment d’avoir été respecté…

Brasserie du tennis de Cassis, la presqu’île, infos au 04 42 01 31 71. Carte 30 €.

En bref

Jazz en vignes Pour la 10e édition de Jazz en vignes, Jean-Luc et Elisabeth Dumoutier, propriétaires du domaine de l’Olivette, organisent deux concerts exceptionnels en juillet et août. Précédés par la dégustation de leurs vins accompagnée de produits du terroir, ces deux concerts de jazz auront lieu mercredi 17 juillet (avec Nirek Mokar et ses Boogie Messengers ; un pianiste de 16 ans éblouissant, prodige du Rythm and Blues) et mercredi 7 août 2019 (avec Lluis Coloma , un virtuose du piano, et Sax Gordon, au saxo, avec une fougue et un enthousiasme dévastateurs). Comptez 36 € par personne ; 519, chemin de l’Olivette, le Brûlat, 83330 Le Castellet ; résas au 04 94 98 58 85.

Les Musicales dans les Vignes jusqu’au 30 août, vingt-cinq domaines de renom célèbrent la noblesse du vin en musique avec des concerts uniques au fil de l’été… Des instants musicaux suspendus dans des lieux d’exception. Et il y en a pour tous les goûts : jazz, classique, tango argentin, flamenco, musique tzigane, klemer, russe, etc. Un tour du monde. Infos et inscriptions 06 60 30 32 90 et http://lesmusicalesdanslesvignes.blogspot.com/

Rire en vignes La 6e édition de ce festival épicurien et intimiste sera 100% féminine. Au programme, le 24 juillet, un one woman show désopilant, porté par Doully, personnalité atypique, à la voix particulière et à l’énergie sans faille qui nous raconte, dans “L’addiction c’est pour moi”, son passé en utilisant ses addictions pour en faire une force. Le 25 juillet, Leslie Bevillard, Marie Cécile Sautreau et Vanessa Fery joueront “Et elles vécurent heureuses”, une comédie férocement joyeuse sur les femmes, le bonheur, l’amour, l’amitié… Mais surtout pas sur les contes de fées ! Tarif spectacle : 25 € /personne, 40 € les deux soirées. Château de Saint-Martin, route des Arcs, 83460 Taradeau ; infos au 04 94 99 76 76 et 06 42 10 71 72.

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