Art de vivre

Brasserie la Belle Epoque : Maxime et Karl Nahon nouvelles vedettes du cours Mirabeau

Une adresse historique et deux aixois de naissance, pour en assurer la relève. La Belle Epoque écrit une nouvelle page de son histoire avec Maxime et Karl Nahon, respectivement 27 et 31 ans. Peu avant le décès de Pierre Alfonsi, le fondateur de la “BE” le 2 juin 2016, les deux frères ont racheté l’établissement le 4 avril de cette même année. “Pendant 2 ans, nous avons entrepris des démarches administratives, et une rénovation qui s’est soldée par 3 semaines de travaux”, raconte Karl Nahon qui s’est partagé les responsabilités avec son frère. A Maxime, la responsabilité de la cuisine. Elève de l’Institut Paul Bocuse d’Ecully, Maxime Nahon s’est formé auprès d’Eric Ripert à New York et Cédric Béchade au Pays basque. La vocation de ce cuisinier est née lors d’un stage de 2 semaines, alors qu’il était encore lycéen, chez un ami de la famille, Michel Sarran à Toulouse. Suivront les années parisiennes, de Christian Lesquer au Pavillon Ledoyen à Yannick Alleno, du George V au groupe Alain Ducasse.

“Moi, j’ai fait une école de commerce puis ai occupé le poste d’assistant de direction en hôtellerie à Saint-Paul-de-Vence, détaille Karl Nahon. C’est par un jeu de relations et parce que notre famille connaissait Pierre Alfonsi que nous avons été mis au courant de cette cession, je crois que Pierre Alfonsi a été heureux de cette transmission”… Avec une carte très logiquement axée sur les classiques de la brasserie, la BE a renoué cet été avec les oeufs mimosa, les poireaux vinaigrette et autres pâtés de campagne et saumon gravlax. La cuisine s’appuie sur une brigade de 6 éléments, la salle comptant jusqu’à 15 personnes. “Pour cet hiver, nous proposerons la joue de boeuf braisée aux carotttes et la fameuse entrecôte de Salers sauce au poivre frites maison, détaille Karl Nahon avec gourmandise. Nous avons pensé à une carte simple mais efficace, avec des rigatoni à la truffe-tranche de jambon cru par exemple”.

Avec une jauge variant au gré des services de 30 à 120 couverts, les deux frères ont opté pour une carte courte et des produits frais : “Notre ticket moyen oscille aux environs de 25 à 35 €. Cette brasserie est une institution qu’il faut aborder avec humilité. Nous sommes ouverts 7 jours sur 7 et 365 jours par an, poursuit Nahon. C’est un défi très dur et on ne nous fait pas de cadeaux mais être jeunes est un atout car la passion seule ne suffit pas, il faut aussi de l’énergie pour atteindre ses objectifs”.

La Belle Epoque, 29, cours Mirabeau, à Aix-en-Provence ; infos au 04 13 10 53 04.

Tout a commencé en 1976…

En fondant La Belle époque, en 1976 sur le cours Mirabeau à Aix, Pierre-Paul Alfonsi a donné naissance à la Belle Epoque qui fut aussi dirigée par son fils. Appelé à la présidence de la fédération hôtelière des Bouches-du-Rhône puis de l’Umih (l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Alfonsi avait candidaté à la présidence de l’Umih France. En 2008, il avait figuré sur la liste de M.De Perretti pour les élections municipales aixoises mais avait préféré garder ses missions syndicales assurant : “Je veux garder ma liberté de parole. Je préfère œuvrer avec le syndicat et faire avancer nos propositions que de me mettre les menottes aux poignets“. Pierre-Paul Alfonsi était originaire de Corse.

En bref

Jazz en vignes Pour la 10e édition de Jazz en vignes, Jean-Luc et Elisabeth Dumoutier, propriétaires du domaine de l’Olivette, organisent deux concerts exceptionnels en juillet et août. Précédés par la dégustation de leurs vins accompagnée de produits du terroir, ces deux concerts de jazz auront lieu mercredi 17 juillet (avec Nirek Mokar et ses Boogie Messengers ; un pianiste de 16 ans éblouissant, prodige du Rythm and Blues) et mercredi 7 août 2019 (avec Lluis Coloma , un virtuose du piano, et Sax Gordon, au saxo, avec une fougue et un enthousiasme dévastateurs). Comptez 36 € par personne ; 519, chemin de l’Olivette, le Brûlat, 83330 Le Castellet ; résas au 04 94 98 58 85.

Les Musicales dans les Vignes jusqu’au 30 août, vingt-cinq domaines de renom célèbrent la noblesse du vin en musique avec des concerts uniques au fil de l’été… Des instants musicaux suspendus dans des lieux d’exception. Et il y en a pour tous les goûts : jazz, classique, tango argentin, flamenco, musique tzigane, klemer, russe, etc. Un tour du monde. Infos et inscriptions 06 60 30 32 90 et http://lesmusicalesdanslesvignes.blogspot.com/

Rire en vignes La 6e édition de ce festival épicurien et intimiste sera 100% féminine. Au programme, le 24 juillet, un one woman show désopilant, porté par Doully, personnalité atypique, à la voix particulière et à l’énergie sans faille qui nous raconte, dans “L’addiction c’est pour moi”, son passé en utilisant ses addictions pour en faire une force. Le 25 juillet, Leslie Bevillard, Marie Cécile Sautreau et Vanessa Fery joueront “Et elles vécurent heureuses”, une comédie férocement joyeuse sur les femmes, le bonheur, l’amour, l’amitié… Mais surtout pas sur les contes de fées ! Tarif spectacle : 25 € /personne, 40 € les deux soirées. Château de Saint-Martin, route des Arcs, 83460 Taradeau ; infos au 04 94 99 76 76 et 06 42 10 71 72.

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