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Bûche de Noël, hommage à Brigitte Bardot

Bûche_BB by Sasha StTropezLa saison des bûches bat son plein et les pâtissiers rivalisent d’ingéniosité à l’instar de cette création que l’on doit à Serge Billet, Meilleur Ouvrier de France pâtissier, pour la pâtisserie Elyse. Billet a imaginé cette recette de biscuit chocolat-croustillant noix de pécan caramélisé nappé d’un crémeux mandarine-rhum-raisin recouvert d’une crème fève de tonka-enrobé d’un glaçage noix de pécan. La mise en scène est un évident hommage à Brigitte Bardot portraitisée en la circonstance par l’artiste Sasha de Saint-Tropez, réputé pour ses portraits de stars. Il en résulte un gâteau de bonne tenue technique, (trop) riche en goûts aux connotations résolument azuréennes pour ne pas dire tropicales. Une élégante conclusion pour tout repas soigné.

Nadine et Sylvie aux commandes

Souvenez-vous, c’était en 2005, Nadine et Sylvie inauguraient la boulangerie-pâtisserie « le Pain de l’Opéra » rue Francis-Davso. Deux années durant, jusqu’à leur départ, elles ont donné à cette adresse du centre-ville le caractère d’une institution. Auparavant, l’inséparable duo avait fondé à Allauch « le  Fournil  du  Logis  Neuf »,  une  boulangerie-pâtisserie également qui avait décroché de multiples récompenses attribuées par l’Union des maîtres artisans boulangers et boulangers-pâtissiers des Bouches­‐du­-Rhône, pour leurs pompes à l’huile et leurs gâteaux des rois. Désormais à la direction d’Elyse, Nadine et Sylvie ont encore l’intention de faire parler d’elles !

Elyse, 63, avenue du 24-Avril 1945, Marseille 12e ; infos au 04 91 19 21 15.
Ouvert de 6h30 à 20h (fermé le mardi). Bûche BB by Sasha de Saint-Tropez, 28/33 € pour 6-8 personnes.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.