En direct du marché

Laurent, le torréfacteur et barista de Café Lauca

lauca

Laurent a rejoint le petit monde des torréfacteurs marseillais en août dernier, avec l’ouverture d’un micro-magasin, rue Grignan. Dans ce local de quelque 12 mètres carrés, cet artisan de 38 ans commercialise ses cafés moulus et en grains bien sûr mais également du petit matériel et des machines dont il assure l’installation chez les particuliers et entreprises. La brûlerie est implantée chez lui, à Aubagne et torréfie des cafés de spécialité, issus du commerce équitable. « J’adore le café puissant mais pas amer, entre le goût italien et ce que l’on boit en France, explique-t-il. On vient chez Café Lauca comme chez un caviste et on choisit son café selon qu’on l’aime sucré ou pas, long ou court, puissant ou aromatique ».
Entre autre mélange emblématique de sa marque, Laurent est fier de son mélange italien « pour amateurs de café méditerranéen », composé de robusta de spécialité et d’arabica, du Brésil et du Rwanda générant un café puissant, jamais amer, délicatement équilibré entre amer et acidulé : – Mon robusta a un arôme incroyable » promet-il.

La règle d’or de l’expresso : de 7 à 10 g de café et 20 à 30 secondes d’extraction pour 3 centilitres
Après avoir longtemps exercé dans le négoce de fruits et légumes, Laurent a travaillé en Côte d’Ivoire où il a appris la culture de la banane et de l’ananas avant de rejoindre le Maroc et ses productions d’agrumes : – Je voulais travailler à l’amélioration des méthodes de production pour gagner en qualité » raconte le torréfacteur marseillais qui décide, en 2019, de basculer dans le monde du café. « On était parti avec mes parents et ma sœur en Colombie dans notre ville natale de Cali. C’est là que j’ai découvert le café, ses usages, les plantations et que j’ai décidé de faire quelque chose qui a du sens ». 

Lauca

Formé à l’école des baristas de Velaux, Laurent a aussi appris l’art de la torréfaction : – C’est plus engageant car ça implique le sourcing produit et d’avoir un style ; c’est comme en cuisine ». Au fil des confinements successifs, Laurent renonce à son projet initial de salon de café et se réoriente vers la torréfaction lorsqu’un jour, on lui propose d’acheter une machine d’occasion, vieille de 10 ans et originaire du sud de l’Italie. Les bases de l’activité de Café Lauca sont alors posées.

« C’est génial d’être nombreux à travailler les cafés de spécialité. Notre fonction, à nous, petits artisans, consiste à expliquer le café à nos clients et à cerner leurs attentes. Perso, je suis torréfacteur et barista, je dois être performant sur ces deux axes, sinon ça ne marche pas… » Ainsi, explique le trentenaire, un barista joue-t-il sur les arômes du café en travaillant sur la mouture, le grammage du café, le tassage et le temps d’extraction. La gamme, forte d’une dizaine de références est proposée de 7 à 9 € le quart avec quelques trésors de temps à autres comme ce colombien, un hony process geisha, « un café rare ». Et dont il faudra guetter la sortie !

Café Lauca, 68, rue Grignan, Marseille 1er arr. Infos au 07 67 30 86 37.

Ajoute un commentaire

Ecris ici pour poster ton commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

Suis-nous sur les réseaux

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

Abonne-toi à la newsletter