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L’équipe de Tuba s’est installée au Café populaire

café populaire

Décembre 2014, septembre 2021. Nicolas Julien a finalement vendu le café populaire à une nouvelle équipe, la team Tuba, conduite par Fabrice Denisot, Greg Gassa, Jean-François Caujolle et son associé Karti. A l’accueil, Greg Gassa remonte le temps et rend hommage au fondateur de cette maison, André Gas, dont le magasin voisin éponyme reste une référence du bijou fantaisie haut de gamme. « André a été le premier à installer une cuisine ouverte en vitrine, dès l’entrée du restaurant, c’était très novateur à l’époque. Il a apporté un coup de projecteur et une nouvelle interprétation de ce que devait être la restauration » rappelle Gassa sur un ton admiratif.
Après un mois de « remise en forme », le Café populaire troisième époque a rouvert ses portes le 9 novembre dernier. Avec Kevin le directeur, Romain le barman en chef, 5 éléments en salle et autant en cuisine, c’est une conséquente douzaine de personnes qui fera vivre les lieux, des transfuges du Tuba, fermé pour l’hiver. A charge pour eux d’entretenir le feu allumé aux Goudes ces deux derniers étés.

« On continuera à écrire l’histoire, conforme à celle qu’a voulue André Gas »

Greg Gassa

En cuisine, le chef Italien Paolo Molinari (ex-Cantine marseillaise) et phocéen depuis 25 ans, a repensé la carte avec Zoé et Greg autour des classiques, « des plats qui nous semblaient essentiels dans une brasserie franco-italienne installée à New-York, explique Greg Gassa. Nous sommes un peu comme un Bar de la Marine qui ouvrirait à New-York ». A la carte, les œufs mayonnaise (6 €), la terrine de foie gras et les crustacés ouvrent le bal, escortés de la traditionnelle sole meunière, d’une saltimbocca de veau, d’une côte de cochon et d’un aïoli servi exclusivement le vendredi.

Décor de pièces uniques
« Nous sommes dans le registre de la brasserie plus cool et branchouille », souffle Greg Gassa évoquant avec gourmandise la mousse au chocolat, la tatin de Michel et le « tire-moi vers le haut » en guise de desserts. Greg, toujours en quête de style, a chiné de nombreuses pièces d’argenterie, des ronds de serviette pour les clients les plus fidèles à la façon du bouillon Chartier à Paris, des plateaux, chandeliers, coupes à glace et dessous de bouteilles, poussant le souci du détail jusqu’aux shakers à Martini.
Ultime argument de ce nouveau Café Populaire, la carte des cocktails forte de 12 références de gins et de quelque standards du genre (mint Julep, Bellini, bloody Mary) et quelques recettes « exotiques » dont le Mai Tai, le Negroni ou l’expresso Martini, suscite, sinon la curiosité au moins l’envie d’y réserver une table. Si l’ambiance se veut active et pro au déjeuner, elle se rêve copine et branchée le soir sur fond de tables nappées de blanc. Comme le dit Greg Gassa, « il ne reste plus qu’à écrire la suite de l’histoire ».

Le café populaire, 110, rue Paradis, Marseille 6e ; infos au 04 91 02 53 96. Plat du jour : 21 € – Carte, entrées de 6 à 23 €, plats de 19 à 39 €, desserts 8-10 €.

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Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.