Marseille

Le Bon Air rouvre ses portes.- Bonne nouvelle pour les Marseillais et visiteurs de passage : la buvette apéritive la plus haut perchée de la ville entame sa nouvelle saison estivale le 8 mai 2026. Juchée à 139 mètres au-dessus des toits de la ville, cette buvette éphémère offre une vue panoramique à couper le souffle sur Marseille. Derrière le projet, Jon et Tom, deux frères qui ont imaginé une carte, street de qualité, inspirée des variations du sud et respectueuse de l’environnement (circuits courts, contenants recyclables et tri sélectif). La double terrasse de 500 m² peut accueillir jusqu’à 500 personnes séduites par le sunlight au calme… sans musique. Voilà pourquoi les Marseillais appellent, non sans fierté, ce Bon Air, « la plus belle terrasse du monde ».

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Saint-Tropez

► L’été Glacé de Cyril Lignac.- Après la pâtisserie et la chocolaterie, Cyril Lignac lance Glacé, une nouvelle collection de glaces, sorbets et crèmes glacées artisanaux. Le chef a développé près de 20 parfums, des classiques (vanille, chocolat, pistache, citron, fraise) aux créations plus  décalées (chocolat vanille brownies, vanille cookies caramel mou, fraise vanille meringue). Une boutique dédiée ouvrira cet été à Saint-Tropez, au 2, rue Georges-Clémenceau. Le décor joue sur une palette jaune et beige inspirée des desserts, avec du terrazzo au sol, des miroirs, un comptoir en marbre Jaune de Sienne et du mobilier en chêne.
• Les pots sont proposés en 2 formats : 160 ml à 7 € et 500 ml à 18 €.

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Art de vivre

Cap Corse : l’hôtel 5 étoiles Misincu ouvrira fin juin 2017

Depuis la route qui longe la côte et serpente de Bastia à Macinaggio, on voit s’achever les travaux du Misincu. En lieu et place de feu le Caribou, un hôtel 3 étoiles qui plongeait sur Porticciolo, la marine du village de Cagnano, on prépare l’ouverture à l’extrême fin du mois de juin d’un nouveau resort 5 étoiles. L’hôtel sera membre des Small Luxury Hotels of the World et sera ouvert, dans un premier temps, en période estivale, puis toute l’année à moyen terme. Il est né de l’association d’un enfant du pays, Sylvain Giudicelli et du promoteur immobilier marseillais Reza Zographos. L’épouse de ce dernier, Olympe, en a signé la décoration.

Le Caribou était né dans les années 1950 sous la férule de la famille Catoni dont le père, Maurice, avait déjà ouvert, place Thiars à Marseille, un restaurant. Des bungalows à l’architecture unique, tous construits de bois, surplombant la mer. Au milieu des années 70, le vent de liberté qui souffle sur le Caribou en fait un refuge pour artistes, une villégiature aux fêtes mythiques. Delon y passe avec Romy des heures amoureuses, Gainsbourg en fait son lieu de pèlerinage époque Gainsbarre. Si les bungalows de bois ont dû disparaître, l’hôtel promet de cultiver l’esprit du Cap, de protéger son caractère rustique et vivant.
Misincu ouvre sur une bâtisse principale de 29 chambres ; le marbre blanc de Sardaigne couvre le sol du lobby et habille les arcades, symbole de l’architecture et du passé génois de la Corse. Dans les étages, les chambres ont toutes vue sur mer. Du parquet en chêne vintage blanchi aux grands fauteuils en rotin, des sculptures en bois ou bronze aux lustres en osier tamisant les lumières, le tempo se veut doux et relaxant. Dans les salles de bain marbrées de rouge brique, parées de verre fumé et bronze, flottent de grandes vasques minérales, une douche à l’italienne et une baignoire pour certaines suites. La piscine, face au bar de l’hôtel a le même esprit de quiétude. Un cadre minéral, quelques transats et coussins géants signent l’ambiance. Dans le droit fil des usages locaux et de la cuisine locavore, Misincu a fait le pari du développement durable et a misé sur la totale autonomie. Outre le développement de son propre potager, l’hôtel utilisera également des panneaux solaires, disposera d’une station de pompage interne et de son propre réseau d’assainissement.

La propriété couvre 28 hectares sur lesquels l’hôtel de 29 chambres, 11 villas, un hameau dont la population se mêlera à celle de l’hôtel, une plage et une piscine sont aménagés. Coaching wellness, spa, ski nautique, visite des tours génoises, des sentiers menant aux villages, découverte des processions… Misincu promet une foule d’activités pour vivre intensément son séjour. Côté cuisine enfin, l’hôtel sera équipé de deux restaurants dédiés à la cuisine corse authentique : le Tra di Noi et le restaurant de la plage A Spartera (lire ci-après). Initialement annoncée pour la mi-juin, cette ouverture sera effective fin juin 2017.

Hôtel Misincu, Porticciolo, 20228 Cagnano. Infos au 04 95 35 21 21.

[Au piano, Clément Collet jouera la partition insulaire]

Clément ColletNatif d’Oyonnax dans l’Ain, Clément Collet a appris le métier auprès de Georges Blanc, à Vonnas, au coeur de la Bresse qui lui a inculqué les grands classiques de la cuisine gastronomique française. Après quelques séjours dans les cuisines de l’Eden Rock à Saint-Barth, à la Réserve de Beaulieu, au Kilimandjaro de Courchevel puis au Connaught de Londres chez Hélène Darroze, il entre dans la brigade de la Villa, à Calvi, et découvre la Corse. Envie de s’émanciper, de vivre l’île au plus près, le cuisinier s’installe à Nonza et ouvre Boccafine, son premier restaurant. Au-dessus de ce bar de village, dans une ambiance authentique, il sert une cuisine semi-gastronomique mettant en exergue les produits locaux. La rencontre avec Sylvain Giudicelli et son projet l’ont convaincu de tenter l’aventure. « Il nous fallait un chef qui comprenne comment fonctionnent les producteurs locaux, explique Sylvain Giudicelli à nos confrères du magazine Le Chef. Clément Collet connaît parfaitement les spécialités gastronomiques du nord de la Corse. Il les revisitera pour davantage de légèreté et de fraîcheur, tout en faisant un petit clin d’œil la cuisine sud-américaine ». Leitmotiv de la maison, l’esprit locavore fera la part belle aux fruits de mer. Des partenariats ont été noués avec les pêcheurs du Cap, de Saint-Florent à Bastia en passant par la marine de Centuri et ses fameuses langoustes. Trente ruches réparties sur le domaine produiront le miel servi aux clients tout comme l’oliveraie et ses 200 arbres fourniront une huile d’olive en accord avec les poissons grillés, denti et saint-pierre, et les légumes du potager.