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Carpaccio de filet de veau épicé à la coriandre

Carpaccio de filet de veauPréparation : 15 min (+ 10 min pour couper la viande) / Pas de cuisson

Votre marché pour 4 personnes : 600 g de filet de veau ou de carpaccio de veau ; 1 branche de céleri ; 1 piment chili égrené (les graines sont très puissantes) ; 2 échalotes ; 2 citrons verts ; 2 cuil. à soupe de feuilles de coriandre hachées + quelques feuilles de coriandre pour la décoration ; 80 g de grana padano ; 100 g de pignons de pin torréfiés ; 10 cl d’huile d’olive ; sel et poivre du moulin.

On y va : mettre le filet de veau 20 à 30 minutes au congélateur pour le durcir et le couper plus facilement. Pendant ce temps, préparer la sauce chili : dans un bol, mélanger le jus des citrons avec le sel et le poivre, monter avec l’huile d’olive, ajouter le céleri coupé en petits cubes et le chili en rondelles, les échalotes ciselées et la coriandre. Couper de fines tranches de veau à l’aide d’un couteau bien aiguisé, les disposer sur des assiettes bien froides, ajouter des copeaux de grana padano et la sauce chili, parsemer de pignons de pins et décorer le carpaccio de filet de veau avec quelques belles feuilles de coriandre, servir aussitôt.

On varie les plaisirs : relever cette recette de carpaccio de filet de veau en remplaçant la sauce chili par une sauce bagna cauda à napper très légèrement sur les tranches de veau avant d’ajouter les copeaux de grana padano. Comment fait-on la sauce bagna cauda ? Colorer une gousse d’ail pelée et coupée en deux dans 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, ajouter 2 branches de thym et 4 filets d’anchois à l’huile égouttés, cuire 5 minutes à feu modéré en écrasant les anchois, ajouter 200 g de crème fraîche et 1 petite pomme de terre crue et pelée, laisser cuire jusqu’à l’obtention d’une sauce et passer au chinois.

Bonus : la saison des carpaccio au boeuf ou de daurade arrive…

Photo Amélie Roche

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.