Art de vivre

La Casa Ortega, un rêve d’hospitalité et de générosité au coeur de Marseille

Cette maison fut celle du célèbre musicien espagnol Juan Sebastian Ortega de 1951 à 1957, « ce fut aussi un garni », sourit non sans malice Caro, accueillant ses hôtes sur le pas de porte. Un hôtel « garni », comprendre : plein de filles aux amitiés tarifées… C’est vrai que le quartier dans un passé récent se prêtait à ce genre d’aventures, les quais de la gare Saint-Charles n’étant pas loin. « Ce sont les hasards d’une visite dans le quartier qui m’ont conduite ici, raconte Caro Contoz à qui son ami avait conseillé de l’attendre dans une voiture pendant qu’il allait visiter l’immeuble. Hors de question de rester seule enfermée dans une voiture ! s’exclame alors la toute jeune quinca. Alors je suis allée visiter l’immeuble avec lui ».

Ancienne directrice de la communication pour des joailliers et ancienne hôtesse de l’air pour la compagnie Air India, Caro est venue à Marseille pour des raisons familiales et professionnelles. Sans le savoir, gravissant les quelques marches du perron, elle venait d’entamer le troisième chapitre de sa carrière professionnelle : « Immédiatement, la maison a rappelé mes années indiennes, lance-t-elle. J’ai pris la décision de l’acheter en 24 heures ».

« Bobo ok, mais sans les bourgeois »
Caro rêvait d’un hôtel, une adresse « bobo OK mais sans les bourgeois » s’amuse-t-elle. A la Casa Ortega on dort, on prend son petit-déjeuner et, pour manger, « il y a suffisamment de bons restos en ville » assène Caro mais cette dernière, jamais en manque d’une pirouette, précise : – On peut privatiser l’adresse pour des repas familiaux, des déjeuners ou dîners d’entreprise et dans ces cas-là, je reçois dans ma cuisine privée ». Cuisiner est affaire d’amour pour Caro qui cuisine toujours pour sa tribu composée d’enfants et d’amis, « néanmoins, je propose des plateaux repas servis en chambre pour les femmes seules qui viennent dormir ici. Ce que je sers à mes proches, je le propose à mes clients sans distinction » assure-t-elle.

Ce rat de musée, comme elle aime se définir, a décoré ses 5 chambres sur 3 étages « dans un style en constante évolution » rit-elle. Toutes les chambres affichent des couleurs différentes avec de beaux papiers peints seventies. La maîtresse de maison chine beaucoup et décore au gré de ses trouvailles, elle dévore aussi sa ville et en fréquente les adresses avec gourmandise : – Je vais picoler avec mes copines à la Relève à Saint-Victor, on me croise aussi beaucoup chez l’Empereur, chez Gaspard pour le cocktail « Japan Airlines » dont je raffole » énumère-t-elle. Côté restos, Caro et ses copines courent les cantines, « toutes ces adresses où on mange pour 10 € », du Nour d’Egypte à Chez Yacine… Et pour découvrir ses autres bonnes adresses, il suffit d’aller à la Casa Ortega, l’accueil y est délicieux !

Casa Ortega, 46, rue des Petites Maries, Marseille 1er arr. Infos au 06 80 62 53 21. Chambres à partir de 90 €.

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Arles

► Céline la camarguaise. Elle s’est fait connaître en chantant les charmes du nomadisme en cuisine mais, finalement, Céline Pham a posé ses valises à Arles, l’été dernier. Suivant à la lettre les conseils de l’ami Armand Arnal qui lui a conseillé l’adresse, face à l’hôtel Voltaire, la cuisinière a jeté son dévolu sur une ancienne chapelle de 1224, ouvrant sa cuisine sur la salle. Fini le pop-uping et les restos éphémères : bistrot à la mi-journée, Inari se fait bistronomique en soirée. En référence à la déesse japonaise du riz et de la fertilité, Inari sert une cuisine inspirée des origines vietnamiennes de Céline. Thon rouge de ligne, aji verde, riz de Camargue soufflé, cébettes, shiso rouge, matcha et huile de sésame expliquent son succès.
Inari, 16, place Voltaire, 13200 Arles ; 09 82 27 28 33. Déjeuner 21, 35 et 41 € ; soirée, 51 €.

Var

Automne des Gourmands.- Le samedi 8 octobre, la 7e édition du festival sera parrainée par Pascal Barandoni, vainqueur d’Objectif Top Chef et chef au Mas du Lingousto. Cette journée mettra à l’honneur la saisonnalité, le terroir local et la découverte du goût. Rendez-vous esplanade Charles De Gaulle où seront installés la cuisine des chefs, le Bar des Gourmands et le marché de producteurs et artisans. L’après-midi, la cuisine accueillera Magali Armando,chef à domicile, et Guillaume Lecomte, chef chez Olives & Beurre Salé à Sanary-sur-Mer. A ne pas manquer non plus, de 10h à 13h, des ateliers peinture avec des ingrédients de cuisine animé par « Avec les mains » (3-6 ans). De 10h à 17h, ateliers sur le recyclage alimentaire et la confection de pâtes de fruits. Toute la journée, commerçants, producteurs et artisans proposeront leurs produits du terroir à savourer sur place ou à emporter. Au déjeuner, les visiteurs savoureront leurs trouvailles à l’espace pique-nique ou dans les restaurants du village.
Samedi 8 octobre 2022 de 10h à 18h au Beausset dans le Var, accès gratuit, infos au 04 94 90 55 10.

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Marseille

Une mozzarella 100% marseillaise.-  La Laiterie marseillaise reste fidèle à sa vocation pédagogique visant à voir et comprendre comment on fabrique des produits laitiers. Aussi, la boutique s’est-elle dotée d’un laboratoire visible depuis une grande baie vitrée. Nouveauté de la rentrée, la Laitterie lance des ateliers de fabrication de mozzarella et burrata pour adultes. À travers la fabrication de ces deux fromages, toutes les étapes de la transformation fromagère seront abordées et réalisées par les participants. Audelà de l’aspect ludique, c’est une vraie acquisition de savoirfaire qui est proposée : après ces 2 heures d’atelier, chacun repartira avec ses réalisations et un livret récapitulatif. Inscription sur le site web de la Laiterie Marseillaise ou se rendre en boutique !

www.lalaiteriemarseillaise.fr Tarif : 55 € par personne.