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C'est bon les Procambarus !

Titulaire d’un brevet en aquaculture expérimentale, Nicolas Gauthier aurait pu être aquaculteur ou pisciculteur “mais j’ai choisi d’être pêcheur” lance-t-il avec malice. Un sacré virage pour cet homme qui a exercé chez France Telecom de 1994 à 2001: “On réfléchissait à l’architecture et au développement d’uine nouvelle structure qu’on appelle aujourd’hui internet” se remémore Nicolas Gauthier, intarrissable sur les architectures système, netscape, les browsers et autres finesses du genre. Mais sa vraie folie, celle qui le tenaille depuis qu’il est gosse, ce sont les écrevisses : “Cette passion m’a pété à la figure en 1992-93, lors de différents séjours en Polynésie”. Nicolas Gauthier franchit le pas en 2006 en créant une exploitation dans les marais du Vigueirat. Une activité humaine qui va sauver le site. Pourquoi ? Parce depuis les années 1970, une variété d’écrevisses importées de Louisiane, Procambarus clarkii, a trouvé en Camargue un magnifique terrain de prédilection. “Plutôt que laisser cette écrevisse proliférer, envahir puis coloniser toute la Camargue, avec les déséquilibres que ça aurait provoqués, j’ai eu l’idée de la pêcher pour limiter son développement”, avec les nombreux débouchés qu’on devine. De nombreux restaurants achètent ces crustacés d’eaux douces : baumanière, La Chassagnette, Régis Marcon, le Père Bise pour ne citer qu’eux. Gauthier a également mis en place une gamme de produits transformés (bisques, mousses, sauces) et commercialise ses écrevisses congelées auprès de certains conserveurs comme Marius Bernard. Et voilà comment un ancien génie de start-up est venu au secours de l’éco-système camarguais tout en créant des emplois et en régalant des gourmets. Carton plein.

Pour comprendre les techniques et enjeux de la pêche des écrevisses,
venez assister à la pêche de 9h30 à 12h (12 € et demi-tarif).
Infos au 09 52 58 13 36 et http://www.louchambri.com

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En bref

Le grand marché de la friche sera poulpesque A chaque nouvelle saison, les grands marchés mettent en vedette un produit et le lundi 7 octobre, pour la session d’automne, le poulpe fera l’objet de toutes les attentions. Ce soir-là, 40 producteurs de la région seront présents (fruits et légumes d’automne, des fromagers, viande de volaille et de bœuf, du vin et du pain, des épices et des infusions, des herbes aromatiques ainsi que du poulpe frais, séché, fumé, en conserve…)
En cuisine, Philippe Ivanez (Les Jnoun Factory / Gargantuart) cuisinier, artiste, plasticien et photographe fera chanter les supions, encornets, seiches sur sa plancha accompagnés de panisses frites nappées de black (encre de seiche, wasabi) ou orange mayo (paprika basque fumé). La brigade des grandes Tables préparera une marmite de daube de poulpe, pour rassasier les plus affamés. Au four à bois, une pizza de la mer. Au micro de Pierre Psaltis (Le Grand Pastis) et Jonah Senouillet (Radio Grenouille), on examinera le poulpe avec passion aux côtés d’invités et experts qui se succéderont à table de 18h à 20h. De 20h15 à 21h30, place au solo poulpesque et psychédélique de LpLpo, créature énigmatique qui se nourrit de courant électrique et de sons cabalistiques. Sans oublier la plongée sous-marine et lunaire avec les photos de Denis Cartet. Toutes les infos ici.

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