En direct du marché

Ce(ux) dont on va parler dans les prochains mois

Fin d’année oblige, beaucoup s’amusent à résumer les douze derniers mois écoulés. Plutôt que de vous parler du passé, l’équipe du Grand Pastis vous raconte ce qui se passera en 2016. Pas besoin de boule de cristal mais quelques bons tuyaux suffisent…
collage chefs
De haut en bas, de gauche à droite : Pierre-Antoine Denis, Frédéric Le Bourlout, Julien Diaz, Georgiana

Le Lauracée toujours… en travaux. Profitant de l’été, Christophe Négrel a entrepris une ambitieuse redécoration de son restaurant de la rue Grignan. L’ouverture était programmée pour la fin septembre-mi-octobre. Las, les travaux durent toujours et on devine l’impatience du chef. Sa réouverture au premier trimestre suscite l’impatience.
Le Lauracée, 96, rue Grignan, Marseille 1er arr. ; 04 91 33 63 36

Un Bib gourmand pour l’Alchimie ? Il n’est pas un client qui ne sorte enthousiaste du restaurant de Davide Mijoba et Cédric Valéro. Les deux beaux-frères de 30 et 27 ans qui se sont connus à l’école hôtelière de Marseille font le buzz depuis que le Grand pastis les a révélés au grand public. Cette table sert une cuisine de saison, à base de produits locaux et des poissons sauvages “uniquement”. “Nous cultivons le potager de 800 m2 de Madame Didier avec plein d’arbres fruitiers, dit Davide, le cuisinier. Nos légumes sont issus de graines non hybrides, pollinisées naturellement et autochtones, la loi nous l’interdit mais c’est comme ça” assume le chef. Côté salle, Cédric, le sommelier, anime une carte de quelque 70 références qui évolue au fil de ses découvertes… Si Michelin persiste à négliger une table aussi exceptionnelle c’est le discrédit absolu.
26, rue d’Endoume, Marseille 7e arr. ; 04 91 04 01 22.

Pierre-Antoine Denis a déménagé. Du cours Julien, où il avait installé sa Cantinetta, au quartier de Saint-Giniez, Pierre Antoine Denis a fait le grand saut en rachetant le Bistrot d’Edouard détenu par Edouard Giribone. En moins de deux mois, la clientèle du quartier qui fréquentait déjà la Cantinetta, retrouve, sans plus avoir besoin de quitter son 8e arrondissement, le chemin de cette cuisine italienne dont Pierre-Antoine, épris éperdu du bon produit, a fait sa signature.
150, rue Jean-Mermoz, Marseille 8e arr. ; 04 91 71 16 52.

Le “Bricoleur” enfin installé. La pâtisserie de Clément Higgins et Aurélie Poletto est inaugurée ce 23 décembre. On imagine le “ouf” de soulagement que pousse le jeune couple qui comptait ouvrir le 15 décembre. Mais il fallait compter avec le “savoir-faire” des entreprises de travaux marseillaises… Dans un magasin, signé par le cabinet d’architecture AD Reggio, on trouvera, outre les pâtisseries maison, les thés Paondora, les bougies Lou Candeloun, le vin “la Quille” wine truck…
202, chemin du Vallon de l’Oriol, Marseille 7e arr. ; 09 86 35 23 92.

Julien Diaz s’installerait à Marseille. Avec son ami Guillaume Bonneaud (dont tout le monde se réjouit du retour), le chef anciennement installé en Corse, Julien Diaz, envisage de s’installer à Marseille. A la recherche d’un établissement, le duo Bonneaud-Diaz ambitionne l’étoile. Certes pas pour 2016 mais pour 2017, ce serait magique. Rappelons que Julien Diaz a décroché le fameux macaron alors qu’il officiat à Lumio en Corse à “L’Oggi, Chez Charles”. Une belle recrue pour la ville qui, déjà, suscite l’intérêt de Gault et Millau.

Vaucluse : Le Bourlout, l’âge de la maturité. Il a 40 ans et a fait la majorité de sa carrière dans le Vaucluse. Né en Bretagne dans le Morbihan, Frédéric le Bourlout a grandi à Bollène puis a suivi les cours de l’école hôtelière d’Aubenas en Ardèche. Du Mas d’Aigret au château du Rocher à Bollène en passant par Georges Blanc à Vonnas et le Pré du Moulin à Sérignan-du-Comtat, Le Bourlout a posé ses valises en 2012 au château de Massillan. Bien que très porté sur la pâtisserie, l’homme maîtrise la partition salée avec brio : gastronomie de campagne, cuisine de produit bio, bar, turbot et truffe trouvent au château de Massillan toute leur dimension. Avec son épouse Christine qui bosse avec lui à Massillan, le papa de Manon, Nolwenn et Lucie mérite bien une étoile. Puisse le Michelin ne pas être autiste en 2016.
Château de Massillan, chemin de Hauteville, 84100 Uchaux ; réservations au 04 90 40 64 51.

Restos en vente. Et puis il y a les restaurants qui sont en vente comme la Table du Fort : après 7 ans aux commandes, Nicolas et Emeline Muller souhaitent passer à autre chose mais rester sur Marseille… Ouf, on a eu peur ! Georgiana aussi serait sur le départ et, tout à côté, le restaurant Citizen est aussi en vente. Aventures à suivre.
La Table du Fort, 8, rue Fort Notre-Dame, Marseille 7e arr. ; 04 91 33 97 65
Chez Georgiana, 72, rue de la Paix Marcel-Paul, Marseille 6e arr. ; 04 91 33 06 71.

En bref

Jazz en vignes Pour la 10e édition de Jazz en vignes, Jean-Luc et Elisabeth Dumoutier, propriétaires du domaine de l’Olivette, organisent deux concerts exceptionnels en juillet et août. Précédés par la dégustation de leurs vins accompagnée de produits du terroir, ces deux concerts de jazz auront lieu mercredi 17 juillet (avec Nirek Mokar et ses Boogie Messengers ; un pianiste de 16 ans éblouissant, prodige du Rythm and Blues) et mercredi 7 août 2019 (avec Lluis Coloma , un virtuose du piano, et Sax Gordon, au saxo, avec une fougue et un enthousiasme dévastateurs). Comptez 36 € par personne ; 519, chemin de l’Olivette, le Brûlat, 83330 Le Castellet ; résas au 04 94 98 58 85.

Les Musicales dans les Vignes jusqu’au 30 août, vingt-cinq domaines de renom célèbrent la noblesse du vin en musique avec des concerts uniques au fil de l’été… Des instants musicaux suspendus dans des lieux d’exception. Et il y en a pour tous les goûts : jazz, classique, tango argentin, flamenco, musique tzigane, klemer, russe, etc. Un tour du monde. Infos et inscriptions 06 60 30 32 90 et http://lesmusicalesdanslesvignes.blogspot.com/

Rire en vignes La 6e édition de ce festival épicurien et intimiste sera 100% féminine. Au programme, le 24 juillet, un one woman show désopilant, porté par Doully, personnalité atypique, à la voix particulière et à l’énergie sans faille qui nous raconte, dans “L’addiction c’est pour moi”, son passé en utilisant ses addictions pour en faire une force. Le 25 juillet, Leslie Bevillard, Marie Cécile Sautreau et Vanessa Fery joueront “Et elles vécurent heureuses”, une comédie férocement joyeuse sur les femmes, le bonheur, l’amour, l’amitié… Mais surtout pas sur les contes de fées ! Tarif spectacle : 25 € /personne, 40 € les deux soirées. Château de Saint-Martin, route des Arcs, 83460 Taradeau ; infos au 04 94 99 76 76 et 06 42 10 71 72.

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