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Leur bière, ils la veulent "Part Faite"

Gonzalo AraqueLe début de l’année prochaine saluera la naissance à Marseille d’une nouvelle brasserie artisanale, baptisée non sans humour, la Part faite. A l’origine du projet, un franco-colombien, Gonzalo Araque Goy, 36 ans, et son épouse Laure, de quelques années sa cadette. « Moi je suis née à Aix et suis marseillaise depuis toujours, confie Laure. Nous nous sommes connus avec Gonzalo à Barcelone, on a vécu à Paris durant 8 ans mais l’appel du Sud a été le plus fort ». Adieu le boulot dans la communication pour elle et le poste de coordonnateur santé-sécurité dans le BTP pour lui ; le couple a posé ses valises à Marseille, il y a un an et demi, avec son projet de brasserie artisanale en tête. Encore une brasserie artisanale se risqueront certains mais qu’ils se rassurent, si la région Paca est riche en micro brasseries familiales, nous sommes loin, très loin des 89 brasseurs recensés en Rhône-Alpes !

« Nous brasserons des malts et houblons biologiques d’origine française pour notre gamme de bières bio » poursuit Laure Araque Goy comme pour marquer sa différence. « Et si j’utilise des matières premières issues de l’agriculture biologique, c’est parce que je veux soutenir cette agriculture non polluante et qui fournit des produits de grande qualité gustative », enchaîne son époux. « Nous produisons une bière en cohérence avec nos valeurs. ​ Nous avons adapté le processus de production de la bière pour limiter nos consommations en eau et énergie afin de ne pas prélever plus de ressources que nécessaire. L’eau que nous utilisons est filtrée afin d’en extraire les traces de métaux lourds et de pesticides. Et notre électricité est délivrée par la coopérative Enercoop Paca, fournisseur d’électricité d’origine 100 % renouvelable » détaille le franco-colombien.

Rendez-vous le 9 février 2016
La première bière, la Part Faite Kölsch (style Ale, blonde), sera présentée au public début 2016. Pour cette bière, le jeune couple a fait le pari des 9 semaines de fermentation : « 3 semaines en fermenteur et 6 semaines en bouteille » précise Laure. Gonzalo a testé des quantités de recettes et a parié sur le temps « pour une qualité gustative maximum ». Comme pour les vins élevés en biodynamie, des fermenteurs ovoïdes (en forme d’oeuf), ont été choisis « car ils permettent une meilleure dynamique des levures, qui s’agitent, bouillonnent et laissent présager une bière vivante ».
Le couple a pour ambition d’apporter du bonheur aux gens : « Nous brassons à la main, c’est pourquoi il y aura toujours une touche humaine d’un brassin à l’autre à la différence de la standardisation industrielle » explique Gonzalo. Très vite, d’autres recettes étofferont la gamme Part Faite, une WeissBier (blanche) en avril et une Altbier (ambrée) en septembre. Pour l’heure, le premier rendez-vous est pris dans les caves à bières, boutiques bio, bars, cafés et restaurants, le 9 février 2016.

http://www.dessuds.fr/

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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