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Les champignonnières colonisent les sous-sols de Marseille

Les champignonnières colonisent les sous-sols de Marseille. Comme un titre de SF ou un bon polar, cette assertion résonne comme une curiosité devenue réalité. Sous la houlette du Fonds Epicurien et des Grandes tables de la Friche, le projet de Maxime Quemin et Nicolas d’Azémar commence à prendre forme. Retour sur un projet extraordinaire, intelligent et novateur.

champignonnieresA l’origine, il y a Maxime, 29 ans, et Nicolas, 48 ans, qui ont pour projet de créer des champignonnières dans les sous-sols de Marseille. Les deux hommes ont fondé une association, « les Champignons de Marseille » afin de porter haut et loin leur idée : « Chaque année, Marseille ‘fabrique’ plus de 7600 tonnes de marc de café, analyse Maxime Quemin. Ce marc est incinéré ou enfoui mais nous pouvons le réutiliser à des fins plus utiles car il présente un formidable potentiel : c’est un très bon substrat pour faire pousser des champignons ». Sachant que la grosse majorité des champignons consommés dans l’Hexagone sont importés de Chine et d’Europe de l’Est, il n’en faut pas plus pour convaincre les deux entrepreneurs du merveilleux business qui s’ouvre à eux.

90% d’humidité + 15 jours d’obscurité + 14/25°C = des pleurotes délicieuses
« C’est le principe de l’économie circulaire, poursuit Quemin. Nous récupérons des déchets, le marc de café, nous faisons pousser des champignons dessus, nous créons des emplois locaux et non délocalisables ; enfin, nous donnons le substrat aux paysans locaux qui l’utiliseront pour fertiliser à leur tour leur terre ». Le projet, porté à la connaissance du Fonds épicurien et des Grandes tables de la Friche séduit les deux entités qui décident de soutenir le projet. Du 6 au 23 septembre, le public pourra se glisser dans le dédale des caves des immeubles du 25 de la rue de la République. « Entre le 6 et le 15 septembre, les boudins de 5 kg produiront leurs premières volées, se réjouit Maxime Quemin. Quant au marc de café, c’est l’Intercontinental qui s’est engagé à nous le donner chaque jour ». Clou du spectacle, jour phare de l’opération, le 23 septembre, jour de la fête de la Gastronomie partout en France, les badauds du cours d’Estienne d’Orves dégusteront les pleurotes produites à quelques centaines de mètres à peine avec des recettes concoctées in situ par le cuisinier Lionel Lévy.

Et après ? Cette opération est éphémère et la champignonnière du 25, rue de la République fermera ses portes sitôt l’opération achevée. Mais elle doit absolument perdurer : « Nous avons noué des liens avec la Ville de Marseille qui serait toute disposée à nous confier des réseaux souterrains, affirme Maxime Quemin. Nous, nous aimerions récupérer une partie des 1500 m2 abandonnés des anciens bunkers ou couloirs du fort Saint-Nicolas. Un appel à projets a été lancé. Parce que nous n’avons pas les millions d’euros nécessaires, nous souhaiterions nous greffer au projet retenu avec notre concept d’agriculture urbaine ». Paris, Bruxelles ont déjà leurs champignonnières rien ne s’opposerait à ce que Marseille en soit aussi dotée. Quant aux sceptiques, il leur reste à goûter : des pleurotes fraîches, charnues, savoureuses ça ne se refuse pas.

Visites à partir du 6 septembre midi au 25, rue de la République, Marseille 2e arr.

[A ne pas rater : l’Alimentation durable au coeur de la République]

Du 6 au 23 septembre, l’alimentation se fait « conscience ». Rendez-vous au 25 rue de la République pour découvrir cent produits agricoles et une cinquante de producteurs. En plein milieu des étals, seront aménagés un restaurant et un bar éphémères animés par Emmanuel Perrodin. Au déjeuner, trente couverts à table et à partir de 18h30, séance grignotage jusqu’à plus faim. Radio Grenouille animera en direct le site dès 18h avec des rencontres sur les thèmes « Alimentation durable au coeur de la République » (le 6 septembre), « Manger Bio, manger local » (le 13 sept.) et « Au coeur des produits » (le 20 sept). Sans oublier les DJ’s qui feront tourner les platines jusqu’à 23h… Infos au 04 95 04 95 85.

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Arles

► Céline la camarguaise. Elle s’est fait connaître en chantant les charmes du nomadisme en cuisine mais, finalement, Céline Pham a posé ses valises à Arles, l’été dernier. Suivant à la lettre les conseils de l’ami Armand Arnal qui lui a conseillé l’adresse, face à l’hôtel Voltaire, la cuisinière a jeté son dévolu sur une ancienne chapelle de 1224, ouvrant sa cuisine sur la salle. Fini le pop-uping et les restos éphémères : bistrot à la mi-journée, Inari se fait bistronomique en soirée. En référence à la déesse japonaise du riz et de la fertilité, Inari sert une cuisine inspirée des origines vietnamiennes de Céline. Thon rouge de ligne, aji verde, riz de Camargue soufflé, cébettes, shiso rouge, matcha et huile de sésame expliquent son succès.
Inari, 16, place Voltaire, 13200 Arles ; 09 82 27 28 33. Déjeuner 21, 35 et 41 € ; soirée, 51 €.

Var

Automne des Gourmands.- Le samedi 8 octobre, la 7e édition du festival sera parrainée par Pascal Barandoni, vainqueur d’Objectif Top Chef et chef au Mas du Lingousto. Cette journée mettra à l’honneur la saisonnalité, le terroir local et la découverte du goût. Rendez-vous esplanade Charles De Gaulle où seront installés la cuisine des chefs, le Bar des Gourmands et le marché de producteurs et artisans. L’après-midi, la cuisine accueillera Magali Armando,chef à domicile, et Guillaume Lecomte, chef chez Olives & Beurre Salé à Sanary-sur-Mer. A ne pas manquer non plus, de 10h à 13h, des ateliers peinture avec des ingrédients de cuisine animé par « Avec les mains » (3-6 ans). De 10h à 17h, ateliers sur le recyclage alimentaire et la confection de pâtes de fruits. Toute la journée, commerçants, producteurs et artisans proposeront leurs produits du terroir à savourer sur place ou à emporter. Au déjeuner, les visiteurs savoureront leurs trouvailles à l’espace pique-nique ou dans les restaurants du village.
Samedi 8 octobre 2022 de 10h à 18h au Beausset dans le Var, accès gratuit, infos au 04 94 90 55 10.

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Marseille

Une mozzarella 100% marseillaise.-  La Laiterie marseillaise reste fidèle à sa vocation pédagogique visant à voir et comprendre comment on fabrique des produits laitiers. Aussi, la boutique s’est-elle dotée d’un laboratoire visible depuis une grande baie vitrée. Nouveauté de la rentrée, la Laitterie lance des ateliers de fabrication de mozzarella et burrata pour adultes. À travers la fabrication de ces deux fromages, toutes les étapes de la transformation fromagère seront abordées et réalisées par les participants. Audelà de l’aspect ludique, c’est une vraie acquisition de savoirfaire qui est proposée : après ces 2 heures d’atelier, chacun repartira avec ses réalisations et un livret récapitulatif. Inscription sur le site web de la Laiterie Marseillaise ou se rendre en boutique !

www.lalaiteriemarseillaise.fr Tarif : 55 € par personne.