Art de vivre

Charles-Antoine Jouxtel, remporte le prix Espoir de l’année 2017 aux Trophées le Chef

Charles-Antoine Jouxtel
Charles-Antoine Jouxtel, toujours en quête du bon produit, même lors d’une partie de pêche…

Comme le secteur de la gastronomie manque de concours, médailles, prix et autres casseroles d’or, d’argent et de bronze, s’est tenue ce lundi soir 25 septembre, la 31e édition des Trophées Le Chef. Ce “rendez-vous incontournable de toute la profession” selon ses organisateurs, créé en 1987 par Francis Luzin, consacre les 4 personnalités qui ont marqué l’année chacun dans leur domaine. Résultat d’une élection réunissant 6 000 votants (tous les référencés du Guide Michelin), les lauréats aux titres de Chef de l’Année, Pâtissier de l’Année, Sommelier de l’Année et prix du Service se distinguent ainsi par l’excellence de leurs prestations.
Pour notre région, c’est Charles-Antoine Jouxtel qui remporte le prix “Espoir de l’année 2017”. Charles-Antoine Jouxtel exerce au sein des cuisines du grand hôtel du Castellet dans le Var. Il a conquis le jury de 12 cuisiniers pairs présidé par Christian Le Squer (restaurant Le Cinq au George V à Paris). Le cuisinier de talent avait sobrement baptisé son plat : “Dans l’idée d’une tourte d’aubergine sans pâte” et son dessert indiquait une “Poire pochée au vin rouge chocolatée”.

Pour la première fois en 31 ans, Le Ritz** (Paris) a réalisé un doublé gagnant. Lundi soir, 25 septembre, devant un parterre de 350 chefs de renom, Nicolas Sale (Le Ritz, Paris et ancien encore du Grand Hôtel du Castellet) s’est vu décerner le titre si convoité, de chef de l’Année, succédant ainsi à Christian Le Squer et François Perret (Le Ritz, Paris) a, quant à lui, reçu le titre de Pâtissier de l’année. Le prix de sommelier de l’année a été remis à Ludovic Namur (le Flocon de Sel à Megève), tandis que Frédéric Kaiser (Le Bristol à Paris) a remporté le prix du Service. La carrière de Gérard Boyer a été saluée avec le prix de la Transmission.

Numa Muller chez Madame Jeanne Longtemps annoncée et attendue, l'arrivée de Numa Muller chez Madame Jeanne, le restaurant de la Maison Buon, rue Grignan (6e arr) est officielle. Le chef a pris possession de la cuisine et propose pêle-mêle une tête de thon de ligne, un loup-concombre compressé et abricot fermenté-lait ribot et chips de riz-seiche, un thon et abricot au sel-herbes et fleurs du littoral et huile de feuilles de figuier eau de concombre. A suivre, 86, rue Grignan, Marseille 1er ; infos au 04 86 26 54 16.

Elie Kalamouka n'est plus Son nom restera indéfectiblement attaché au Mas, restaurant de la rue Lulli (1er) qu'il avait cofondé avec Robert Lenoir. Elie Kalamouka s'est éteint vendredi à 87 ans non sans susciter une vive émotion chez tous ceux qui avaient pris l'habitude de dîner chez lui. Le Mas était l'une des rares tables ouvertes toute la nuit, attirant noctambules et artistes qui, en fin de spectacle, venaient s'y détendre. Il était paar ailleurs administrateur du festival Jazz des Cinq Continents. La crise sanitaire a été fatale au Mas qui a été placé en liquidation judiciaire. Ce décès tourne définitivement la page des années 1980 à Marseille...

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