Carnet de cave

Vins de fête, les provences aussi se poussent du col

château de Beaucastel
Les caves de Beaucastel

Faites sauter les bouchons, c’est la saison ! Mais la Champagne, le Bordelais ou la Bourgogne symbolisent-ils seuls le luxe à la française ? Pas sûr… Il est des bouteilles bichonnées en Provence qui culminent aux sommets du haut de gamme. Alors ces vins sont-ils meilleurs que les autres ? Pas sûr, mais le rêve à un prix. Au-delà de la subjectivité des goûts, les dégustateurs avancent quelques arguments qui alimentent les débats : « Un vin très onéreux est souvent issu d’une appellation star dans le monde et il n’y a pas, en côtes du Rhône Sud ou en côtes de Provence, des terroirs aussi prestigieux qu’un Clos Vougeot » analyse Hugo Noël, le caviste de la Cave de Baille, sur le boulevard éponyme. Il y a cependant en Provence des rosés proposés à 90 voire 175 € la bouteille, à l’instar du château d’Esclans, propriété de la famille Lichine, connue pour son fameux Prieuré dans le Bordelais : « Ce domaine s’appuie sur un réseau tropézien de palaces, des propriétaires de yachts, d’acheteurs internationaux qui dépasse la qualité des jus » poursuit Hugo Noël.
A Châteauneuf-du-Pape, château Rayas affiche un rouge, millésime 2007, à 660 € le flacon noté 98/100 par Robert Parker : « Il n’y a pas de prix maxi, c’est toujours la loi de l’offre et de la demande qui joue, explique le caviste Philippe Gavoty. Les notes des guides, le prix de la parcelle et le travail du vigneron, justifient ces prix mais il y a aussi le coût de la communication et du marketing ». Pour hisser leurs étiquettes toujours plus haut, certains vignerons de Châteauneuf-du-Pape produisent des micro cuvées telle “Hommage à Jacques Perrin” du château de Beaucastel, année 2000, aux environs de 775 € le magnum ! Le vigneron Henri Bonneau, disparu en mars dernier, proposait des cuvées d’exception et nul doute que sa Réserve des Célestins 1990, actuellement cotée 960 €, gagnera en popularité ces prochaines années. Si les stars de Bandol (Tempier, Pibarnon ou château Pradeaux) trustent la carte des tables étoilées, la notoriété du terroir ne suffit pas à justifier l’inflation tarifaire. Ainsi de Trévallon qui prouve que la qualité des vins seule peut justifier des tarifs très élevés : le vin de pays blanc de 2013 (75cl) flirte avec les 414 €.

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Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements : le grand Marché Bacalhau! et un dîner barbecue le lendemain sur le toit perché de la Friche.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.

Street Food festival, le bilan. Le SFF a fait le plein de festivaliers, de bons produits et de bonnes ondes sur l’esplanade de la Major, le week-end des 17, 18 et 19 juin à Marseille.  25 000 personnes sont venues goûter au meilleur des spécialités locales proposées par quelque 50 issus des quatre coins du département : 32 propositions culinaires sucrées ou salées, sourcées avec soin parmi les producteurs  locaux, 8 domaines viticoles, 7 brasseurs, 2 torréfacteurs. Le chef Pierre Reboul était également présent pour un cooking-show des plus étonnants et fidèle à son image, avec une cuisine singulière, énergique et généreuse.

Mazzia au 50 Best Les organisateurs du World’s 50 best restaurants ont annoncé ce 14 juin l’entrée du chef marseillais Alexandre Mazzia dans le fameux classement des 50 Best. C’est lors d’un repas servi ches Heston Blumenthal à Londres qu’AM a reçu le One to watch award, à savoir le trophée de « l’établissement à suivre ». Ces Oscars de la gastronomie sont décernés tous les ans par la revue britannique Restaurant qui a l’humilité de récompenser les meilleures tables du monde.