Nice

► Les Dimanches chez Zouzou.- Au Zouzou Riviera, le dimanche prend des airs de Riviera des années 1930. La formule « Les Dimanches chez Zouzou » mise sur un déjeuner joyeux et décontracté, rythmé par la musique et la gourmandise. Elle débute par un mocktail signature offert à chaque convive, suivi d’entrées à partager au centre de la table, que chacun compose parmi cinq ou six propositions. Au choix ensuite, un plat du moment : risotto verde, rigatoni burrata, filet de daurade ou viande. Le dessert se joue en spectacle, avec des pâtisseries minute, des montages réalisés sous les yeux des convives, des chariots gourmands et des créations XXL. Un grand juice bar propose jus pressés et fruits frais, pendant qu’un groupe de strolling traverse la salle.
• Zouzou Riviera, hôtel Palais de la Méditerranée, 13 promenade des Anglais, Nice. Tous les dimanches à partir de 12 h. 79 € par personne, boissons sans alcool incluses ; 119 € avec champagne.

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Marseille • Quartier Vieille Chapelle-Pointe Rouge-les Goudes • Restaurants en Provence

Chez Paul, aux Goudes, l’auberge du corsaire n’a pas pris une ride

Chez Paul aux Goudes l'ardoise fait de la résistance : pizza, casserons, saint-pierre de palangre et profiteroles. Le goût marseillais intact
A quoi ressemblait la cuisine marseillaise en 2000 ? Les conservatoires de cet art de vivre ne se comptant plus que sur les doigts de deux mains, il faut courir chez Paul, autrement qualifiée d’auberge du corsaire, aux Goudes. L’ardoise, trimbalée d’une table à l’autre, a pris quelques coups mais respire encore l’acidité d’une tomate dans la pizza royale ou moit’-moit’, l’iode d’un poêlon du pêcheur et l’huile d’olive d’une marinade de sardines.
Ambiance cabanon « en haut » ; quelques marches et voici que des tables ont été dressées à même le quai, « en bas » presqu’au milieu des barques. Décor enchanteur pour cette tablée de Britanniques qui trouvent les Goudes « so lovely ». Qu’auraient-ils dit s’ils les avaient connues « avant » ?

A Marseille, ce genre de bistrot marin exige de déboucher un cassis, un Paternel qui présente l’originalité d’être toujours pareil d’un millésime à l’autre. Jamais déçu (!). Les casserons (variété de petites seiches) seront frits et ultra croustillants, associés avec des joels arrosés de jus de citron jaune. Les copains piocheront un saint-pierre de palangre à 1,2 kg et nous, sur des linguine aux palourdes liées au jus de carcasses de gambas. La nuit tombe et le service est toujours aussi agréable, complice et amical presque. Pour ceux qui l’ignorent, à Marseille, ce genre d’établissement propose toujours des profiteroles et celles-ci seront parfaites, nappées de chocolat noir qui durcit sur la chantilly et se casse comme une dentelle en bouche. Chou frais et maison, glace vanille comme il se doit, la tradition sort le grand jeu.

Alors faut-il aller chez Paul ? Oui parce que les années passent et le corsaire reste fidèles à ses premières amours. Oui parce qu’à midi, une simple pizza et des profiteroles suffiront à vous rendre dingues. Oui parce que le quinte gagnant (copains, sunset, Cap Mattei, casserons et joels) suffit à faire oublier la ville pourtant si proche. A 23 heures, les Goudes commencent à s’endormir et les étoiles scintillent dans le ciel pur. Les années passent mais ça, ça ne changera jamais.

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