Marseille Restaurants en Provence

Chez Zé, un concentré du lifestyle marseillais depuis 1960

chez zéC’est le cocktail du succès marseillais par excellence : bar, restaurant et pizzéria. Selon une formule qui n’appartient qu’à nous, Chez Zé, sur la route des Baumettes, aux portes du parc des calanques, mêle les genres comme les clientèles, jonglant avec les genres. La terrasse, abritée du vent et protégée du soleil ardent par un vieux platane en été, accueille « un monde fou ». Cerise sur le gâteau, le bal des serveurs arrosé d’un bel accent méridional prouve bien que depuis 1960, il y a des adresses à Marseille qui se moquent des guides, des modes et des stories stériles. Pour déjeuner, certains choisissent le bar pour manger en voisin de ceux qui sont venus boire l’apéro. Au fil des tournées, chacun refait le monde et on se régale autant des éclats de rire que du contenu des assiettes. Sinon, plus conventionnel, on tire la chaise en terrasse ou en salle.

chez ze

La carte propose une douzaine de pizze (supions, figatelli, roquette-jambon cru-parmesan-buffala), les incontournables supions ail-persil, le figatelli cuit au feu de bois, les aubergines parmesane gratinées. L’ardoise raconte les envies de la cuisine, de la brouillade d’asperges sauvages aux beignets de mozza à la bresaola, des gnocchis crème d’ail ou cèpes-parmesan gratinés au four aux alouettes sans tête spaghetti. Une andouillette de Lauris dans le Vaucluse a aussi fait le voyage tout comme les fromages garantis de Corse.

chez ze

Les pizza wane gaine (mozza et saucisse napolitaine piquante) et anchois-fromage mêlés présentent une pâte digeste, très fine voire croustillante, brûlée comme il faut sur les bords. Optez pour le format « grande » pour la partager en guise d’entrée et « petite » en mode plat unique. Une salade bien aillée s’impose tout comme les supions joliment croustillants dont les saveurs d’ail et iode s’accordent parfaitement avec un pastis pas trop chargé ou un rosé de cassis, un Fontcreuse qui, sans être grandiose, fera pourtant bien le job. Les nostalgiques des  pizzérias d’il y a trente ans retrouveront les colonel, chocolat ou café liégeois et mystère qu’on dévorait sous une montagne de chantilly quand on était gosse. Un topping chocolat dégoulinant, on se lèche les doigts et on ne laisse rien perdre des boules vanille très, très, très régressives…
Alors faut-il y aller ? Oui si vous cherchez à découvrir un concentré du lifestyle marseillais. Oui si vous cherchez à revivre ce qu’étaient les pizzérias « d’avant » car Chez Zé on fait battre le coeur atypique et unique de ces adresses qui sentent l’ail, mélangent le blanc de la mozza et le rouge du figatelli sur fond vert des pins environnants et du basilic qui reviendra parfumer notre été.

Chez Zé, 402, chemin de Morgiou, Marseille 9e arr. ; infos au 04 91 40 05 44. Pizzas de 9 à 14 € et  de 13 à 19 €. Carte 30 €.

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Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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