En direct du marché

Comment reconnaître le vrai agneau de Sisteron ?

Les pratiques maladroites de certains ont failli coûter cher au fameux agneau de Sisteron mais, aujourd’hui, il est sauvé. César a promis de défendre cette viande fameuse, clé de voûte de l’agriculture des Alpes-de-Haute-Provence. César, c’est une association qui réunit 3 organisations de producteurs qui fédèrent à eux seuls 274 éleveurs. Pour faire simple, l’agneau de Sisteron est un agneau né, élevé et abattu sur le territoire de Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans la Drôme provençale “mais en réalité, 85% des éleveurs exercent dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence”, précise Guillaume Chailli, directeur de l’association César.

Pour qu’un agneau bénéficie de l’appellation géographique protégée (IGP), il faut que l’éleveur ait une conduite extensive et pastorale : “On ne doit pas compter plus de 10 brebis à l’hectare de surfaces fourragères et le troupeau doit évoluer sur des surfaces inaccessibles aux engins motorisés sur au moins 10 hectares” précise Guillaume Chailli. Par ailleurs, les brebis doivent appartenir à 3 races rustiques de la région : la mérinos d’Arles, la préalpes du Sud ou la mourerous. Dernier impératif, l’éleveur doit abattre l’agneau entre 70 et 150 jours. Toutes ces règles ont eu un merveilleux impact sur l’évolution de la filière : depuis 2007, date d’obtention de l’IGP, les ventes augmentent de 10 à 17% par an, un cas d’école car le marché français de la viande d’agneau tendrait à la baisse.

Quant au prix, comptez en moyenne 2 euros le kilo en plus par rapport à un agneau français standard. “Ce que je préfère, c’est le carré d’agneau, confesse Guillaume Chailli, c’est là que toute la typicité de la viande s’exprime”. Et, surtout, mangez le gras : “car il est très doux… un carré grillé, cuisson rosée à cœur et un peu de fleur de sel, c’est un pur délice”.

Tous les revendeurs près de chez vous sur www.agneaudesisteron.fr

Ajouter un commentaire

Cliquer ici pour écrire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Le GP sur les réseaux

Retrouvez-nous 24/24h en photos !

Notez-le

La Grande tournée MPG poursuit son parcours dans les Bouches-du-Rhône dans plus de 40 villes et villages. Son but ? Promouvoir les produits de l’artisanat local, les spécialités de l’agriculture et de l’élevage, les échanges avec les cuisiniers de chaque terroir. Venez vous attabler, déguster, boire et jouer pour gagner des Pass resto d’une valeur de 50 euros. Rendez-vous le samedi 31 octobre à Mollégès de 11h à 18 heures et le dimanche 1er novembre à Châteaurenard de 9h à 13 heures. Vous aurez également la possibilité de rencontrer l’équipe du Grand Pastis lors de chacun de ces événements.

Manger bio sans dépenser plus À l’heure où manger bio est devenu une évidence, pour notre santé et pour la planète, ce livre démontre qu’on peut manger sain pour trois fois rien, tout en se régalant. Ce livre est écrit en duo par Claude Aubert, pionnier du bio en France, et Christine Mayer-Mustin qui proposent 250 recettes faciles à prix imbattable. Vous y trouverez : toutes les explications sur les raisons qui doivent nous inciter à remplacer une partie des protéines animales et constituer des menus équilibrés, un focus sur de nombreux ingrédients (céréales, fruits et légumes, viandes et poissons, produits laitiers), 40 menus équilibrés à moins de 3 € par personne et 12 menus pour un coût compris entre 3 et 4 € avec 250 recettes de l’entrée au dessert, avec des astuces zéro déchet et des conseils pour accommoder les restes. Une refonte complète, très enrichie, du livre Manger sain pour 3 fois rien, publié pour la première fois en 2009 et dont le succès ne s’est jamais démenti. 256 pages, 15 €, collection Conseils d’expert chez Terre vivante Ed.