Marseille

Le Bon Air rouvre ses portes.- Bonne nouvelle pour les Marseillais et visiteurs de passage : la buvette apéritive la plus haut perchée de la ville entame sa nouvelle saison estivale le 8 mai 2026. Juchée à 139 mètres au-dessus des toits de la ville, cette buvette éphémère offre une vue panoramique à couper le souffle sur Marseille. Derrière le projet, Jon et Tom, deux frères qui ont imaginé une carte, street de qualité, inspirée des variations du sud et respectueuse de l’environnement (circuits courts, contenants recyclables et tri sélectif). La double terrasse de 500 m² peut accueillir jusqu’à 500 personnes séduites par le sunlight au calme… sans musique. Voilà pourquoi les Marseillais appellent, non sans fierté, ce Bon Air, « la plus belle terrasse du monde ».

Bouillant même la nuit.- Le Bouillant ouvre désormais en soirée les vendredis et samedis, au dernier étage du MuCem. Dans ce format estival, le restaurant propose une expérience au moment du coucher de soleil, face à la Méditerranée, autour d’une cuisine de partage signée Alexandre Mazzia, pensée pour prolonger les fins de journée au MuCem. En parallèle, la Terrasse du J4 est rouverte aussi pour la saison, offrant un cadre panoramique pour prolonger la visite du musée. Deux options qui viennent en complément de l’exposition Bonnes Mères !

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Tu connais les suce-miel ?

suce-miel

De la Provence, les amis touristes ramèneront les fruits confits, les calissons ou les nougats mais quid des suce-miel ? Cette confiserie est née à Allauch. Allauch, ce n’est plus Marseille mais pas tout à fait Aubagne ; c’est une jolie commune qui tient tête au Garlaban et raconte Pagnol avec l’aide du chant des cigales et le poids du soleil écrasant les toitures en tuiles d’argile. Déjà en 1932, les aïeux de Georges Testa fabriquaient des chiques et des suce-miel. Mais kès-acquo un suce-miel ? Il s’agit d’un ruban de pâte de miel collé entre deux lamelles de papier. Pour le manger, il faut le serrer entre ses deux mains pour le réchauffer et décoller le papier du miel. Pour le reste, nul besoin d’un mode d’emploi. Le suce-miel ne se vend qu’à Allauch, nulle part ailleurs. « Et surtout pas en supermarché » s’énerve Georges Testa, l’arrière petit-fils Eymery, une vieille famille provençale. Du glucose, du miel, du sucre, des chaudrons en cuivre et on n’en saura pas plus car le secret de fabrication est jalousement gardé. Georges Testa ne dit rien sur les temps de cuisson, les températures, les proportions des ingrédients ni leur ordre d’assemblage. Et pour compliquer les choses, le mistral, la pluie ou le froid ont une incidence sur la consistance souple et le goût miellé dont seul le maître du suce-miel a les clefs. Derniers charmes et non des moindres : tout se fait à la main et l’usage de miels provençaux est impératif (« j’utilise des miels du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence car ceux des Bouches-du-Rhône sont trop puissants »). Qui prendra la relève ? Georges Testa se désole : « Les normes sont effarantes, les marges minces et plus personne ne veut travailler le dimanche ». Y aura-t-il un sauveur pour le suce-miel d’Allauch ?

Le Moulin bleu, 7, cours du 11-Novembre, 13190 Allauch ;
04 91 68 19 06. Tarifs : 5,45 € le sachet de dix suce-miel.

 

 

1 Comment

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  • Il y a 35-45 ans je me régalais à déguster ces suces miels quand j’allais à ALLAUCH par le bus pour me faire une sortie qui me changeait des quartiers nord ? .