Restaurants en Provence

Déjeuner dominical dans le jardin de la Villa

Il y en a bien quelques uns qui ont tenté de détrôner la Villa… mais ils n’y sont pas arrivés. Ils faut dire qu’ici, les années semblent n’avoir aucune prise sur cette modeste maison jouissant d’un extérieur d’exception : on y mange toujours avec la même régularité dans un confort simple et bourgeois, verdoyant en été, feutré en hiver. la villa dos de cabillaux légumesA la Villa, l’accueil est personnalisé au point de faire naître chez les habitués, le sentiment d’être la personnalité la plus influente de la ville. Du serveur au responsable de salle en passant par les patrons, on a compris que le service et le sourire sont tout aussi importants que l’assiette… D’aucuns vous diront que déjeuner ou dîner à la Villa s’avère onéreux ; peut-être, mais on est dans le 8e… et puis la qualité du service le vaut bien : y’en a marre de ces types qui vous jettent les assiettes à la figure et qui font la tronche quand on ne leur donne pas de pourboire.
Ici, la carte n’est pas éblouissante, pas de feu d’artifice dans les intitulés mais des plats qui sont conformes à la promesse :  soupe de poissons de roche, fleurs d’aubergines et courgettes au banon AOP, fricassée de rognons à l’ancienne, escalope milanaise et tajine d’agneau parfums d’Orient. Quelques pizzas (à la saucisse, royale, bianca, focacia) et l’ardoise aux suggestions du jour suffisent à convaincre : poêlée de girolles persillade, escargots de Bourgogne, côte de boeuf ou de veau du Limousin. Quand on réserve ici, on avance en terrain connu, le sentier est balisé et aucune bombe antipersonnel ne menace.
la villa bocconciniLes supions persillade légèrement aillés sont cuits à la perfection et le dos de cabillaud aux petits légumes vapeur qui suit sont au garde-à-vous. Cuisson calibrée, saveurs pesées, assaisonnements équilibrés, en cuisine, Patrick Cartier assure. Pour preuve, la cuisson de l’escalope milanaise est parfaite. Reste ce merveilleux caquelon de boconcini débordant de fromage qui mérite à lui seul la légion d’honneur. Croustillante, fine, enrichie des sucs de cuisson grattés dans la cocotte, la viande vaut le détour. S’il vous reste un peu de force, les profiteroles se partagent à deux ; le baba est décevant dans sa texture car, bien qu’alvéolé, il est trop lourd et compact, sans élégance et c’est dommage. Pour les petits  joueurs, le café gourmand fera l’affaire. Alors faut-il y aller ? Comme toujours, le gros pot de bonbons Haribo accompagne l’addition ; ça aussi, c’est une signature, un style. Mais oui, vous pouvez y aller !

113, rue Jean-Mermoz, Marseille 8e arr. ; 04 91 71 21 11. Comptez de 40 à 50 € par personne (pain blanchâtre et mollasson).

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En bref

Jazz en vignes Pour la 10e édition de Jazz en vignes, Jean-Luc et Elisabeth Dumoutier, propriétaires du domaine de l’Olivette, organisent deux concerts exceptionnels en juillet et août. Précédés par la dégustation de leurs vins accompagnée de produits du terroir, ces deux concerts de jazz auront lieu mercredi 17 juillet (avec Nirek Mokar et ses Boogie Messengers ; un pianiste de 16 ans éblouissant, prodige du Rythm and Blues) et mercredi 7 août 2019 (avec Lluis Coloma , un virtuose du piano, et Sax Gordon, au saxo, avec une fougue et un enthousiasme dévastateurs). Comptez 36 € par personne ; 519, chemin de l’Olivette, le Brûlat, 83330 Le Castellet ; résas au 04 94 98 58 85.

Les Musicales dans les Vignes jusqu’au 30 août, vingt-cinq domaines de renom célèbrent la noblesse du vin en musique avec des concerts uniques au fil de l’été… Des instants musicaux suspendus dans des lieux d’exception. Et il y en a pour tous les goûts : jazz, classique, tango argentin, flamenco, musique tzigane, klemer, russe, etc. Un tour du monde. Infos et inscriptions 06 60 30 32 90 et http://lesmusicalesdanslesvignes.blogspot.com/

Rire en vignes La 6e édition de ce festival épicurien et intimiste sera 100% féminine. Au programme, le 24 juillet, un one woman show désopilant, porté par Doully, personnalité atypique, à la voix particulière et à l’énergie sans faille qui nous raconte, dans “L’addiction c’est pour moi”, son passé en utilisant ses addictions pour en faire une force. Le 25 juillet, Leslie Bevillard, Marie Cécile Sautreau et Vanessa Fery joueront “Et elles vécurent heureuses”, une comédie férocement joyeuse sur les femmes, le bonheur, l’amour, l’amitié… Mais surtout pas sur les contes de fées ! Tarif spectacle : 25 € /personne, 40 € les deux soirées. Château de Saint-Martin, route des Arcs, 83460 Taradeau ; infos au 04 94 99 76 76 et 06 42 10 71 72.

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