Restaurants en Provence

L’épicerie l’Idéal, comme son nom l’indique

Epicerie l'Idéal

Que n’a-t-on pas déjà dit ou écrit sur l’Epicerie l’Idéal de Julia Sammut, sur ce repaire du petit en-cas né au printemps 2016, devenu culte au fil des années ! Les louanges pleuvent au gré des articles et reportages sur la fondatrice de ce concept unique dans la région. Dans une joyeuse ambiance très méditerranéenne, on vient ici, dans son « épicerie » pour trouver la curiosité, le produit rare,  pour casser la croûte avec une mortadelle chiffonnée, une purée d’artichauts à l’huile d’olive, ou se délecter d’un « café noglu », soit un expresso servi accompagné des biscuits chocolat-noisette cuisinés par la sœur de Julia, Nadia, devenue chantre du sans gluten par nécessité au départ, passion par la suite.

Epicerie l'Idéal

Samedi, c’est jour de fête rue d’Aubagne. A la foule du quartier se mêlent touristes et Marseillais, venus des arrondissements voisins, pour partager le déjeuner. La carte met en valeur le produit, à l’instar de cet exceptionnel jambon de porc noir de Calabre ou de ce grand mix de fromages servis à l’assiette. Le service est souriant et tourbillonnant, toujours souriant. Pour faire patienter, le vin au verre à l’apéritif s’impose, Julia ayant choisi les rouge et rosé de Raimond de Villeneuve Flayosc du château de Roquefort (respectivement Gueule de Loup et le Bon Vivant 2019) à moins que la tentation d’un blanc féminin, le Page Blanche du Clos de l’Ahel (vin de France, 2018) n’ait votre  préférence.

Les suggestions alignent les tentations en mode majoritairement végétarien à l’image des haricots verts croquants-poêlée de girolles crème de pistou ails et noisettes croûtons dorés, un beurek de courge au fromage blanc fouetté au zaatar et salade, une confondante pissaladière aux anchois se Syracuse olives taggiasche-origan grec et un pain au zaatar-thon tunisien câpres et oeufs durs-citron confit et chips de socca.

Epicerie l'Idéal

Pour chaque plat, une destination, pour chaque saveur un nouveau bonheur. Le freekeh (un blé dur récolté vert) est un plat levantin, majoritairement servi en Syrie avec plusieurs viandes (poulet, boeuf, agneau). Ici, Julia le retravaille comme un taboula libanais agrémenté de figues, raisins de Corinthe, herbes fraîches et mélasse de grenade pour l’acidulé. Une belle figure de style qui redonne à un classique un caractère très actuel. La feuilletée briochée garnie de crème de truffe noire est enrichie de noisettes-de chiffonnade de mortadelle ; elle est accompagnée d’une trévise dont l’âpreté contraste avec les saveurs boisées de la noisette et de la truffe, c’est étonnant, appétant et tellement addictif…

Alors faut-il aller manger à l’Epicerie l’Idéal ? Depuis bientôt 5 ans votre religion est faite mais ce cannolo à la ricotta fouettée aux pépites de chocolat, les loukoums de David (à la maison Journo), les tartelettes poires-amandes et crème crue Bordier achèveront de convaincre les plus timides. Le tarte sablée tout chocolat (de la sublissime maison Bonnat) – enfin autre chose que Valrhona !- justifie à elle seule tous les voyages. Et Dieu sait si Julia aime le voyage…

Epicerie l’Idéal, 11, rue d’Aubagne, Marseille 1er ; infos au 09 80 39 99 41. Carte 32 €.

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

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Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.