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Tout sucre tout miel, Gérard Jourdan installe ses ruches sur les toits

Gérard Jourdan

Des abeilles rue Saint-Ferréol ou sur le boulevard Eugène-Pierre ? C’est le grand retour de Maya et Willy en ville… Ces apidés appartiennent très certainement à l’une des ruches de Gérard Jourdan. Cet apiculteur de 61 ans possède pas moins d’une soixantaine de colonies dans la cité phocéenne. Depuis 2013, son entreprise, Miel de Marseille, a pour particularité d’installer de nombreuses ruches sur les toits de la ville. Si la majeure partie de ses installations se situe sur des toitures d’entreprises telles que le Sofitel Vieux-Port, Onet ou l’auberge de jeunesse de Bonneveine, il installe également des ruches dans des jardins de particuliers. « En ville, les abeilles sont mieux protégées qu’à la campagne car les agriculteurs, leurs principaux prédateurs, sont absents. Les gens n’aspergent pas de pesticides sur les arbres fruitiers ou les fleurs dans lesquels vont butiner mes abeilles, explique cet ancien moniteur de moto conduite, qui a fait de sa passion pour l’apiculture son nouveau métier. Je me suis rendu compte du potentiel des ruches en ville quand j’ai installé quatre essaims dans un parc en 2011. Je suis revenu une semaine plus tard, j’avais plus de 15 kg de miel ! Il n’y a pas de solution miracle. S’il n’y a pas de pesticide les abeilles prospèrent”.

Gérard Jourdan

Lorsque Gérard Jourdan récolte son miel, il en livre une partie aux propriétaires du terrain, la proportion étant stipulée dans un contrat qu’il signe avant l’installation de ses ruches, le reste est acheminé à sa miellerie, à Auriol. C’est là bas qu’est mis en pot le miel de Marseille. Les produits sont ensuite vendus sur les marchés par la famille Jourdan. “J’avais déjà des ruches ici lorsque j’étais encore moniteur de moto-école. Au début j’en possédais deux, puis j’en ai eu quatre. Je m’étais promis que je m’arrêterais à dix. Et aujourd’hui, je cours de colonie en colonie ! Témoigne l’apiculteur, le sourire aux lèvres. S’occuper de ses abeilles que ce soit au printemps, durant la pose de nouveaux essaims, ou fin automne durant la récolte, c’est un travail qui ne se termine jamais ! Il y a toujours quelque chose de nouveau à faire et on a toujours des surprises, bonnes ou mauvaises. Ce que l’on apprend grâce aux abeilles, c’est que ce n’est pas la Nature qui doit s’adapter à nous, mais que c’est à nous de nous adapter à la Nature”.

Le miel sur les toits, Gérard Jourdan et sa famille arrivent parfaitement à en vivre, si bien que le père s’apprête petit à petit à passer le relais à son fils. Avec leur passion, leur volonté et leur sens du travail bien fait, la famille Jourdan a tous les atouts en main pour développer ses installations sur les toits de Marseille.

Axel Gède / photos A.G.

Miel de Marseille, 8,50 € les 500g et miel en rayon, 25 € le kilo. Infos au 06 83 50 57 32.
Le mardi au marché des Réformés ; jeudi marché des Chartreux et samedi, marché place Sébastopol.

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En bref

Propulsion Jeudi 26 septembre, rendez-vous  sur le parvis des Archives et de la Bibliothèque départementales des Bouches-du-Rhône (bd de Paris, 2e arr). A 18h , conférence à l’auditorium sur le thème de : “la pieuvre, métamorphoses et stratégies”, avec Jean Arnaud et Vladimir Biaggi suivie d’une signature de leur livre Du poulpe à la pieuvre. Rumeurs, couleurs, saveurs. A 19h, sur le parvis, des cuisiniers originaires du pourtour méditerranéen proposeront des recettes métissées à base de céphalopodes inspirées de leur culture culinaire et préparées avec des produits locaux.
Par Sébastien Cortez et Leslie Dorel, Nadia Lagati et Philippe Ivanez, Gérard et Sylvie Calikanzaros.
Concert jusqu’à minuit avec Germaine Kobo & Bella Lawson et la Mobylette sound system.

Le grand marché de la friche du 7 octobre sera poulpesque Ce soir-là, 40 producteurs de la région seront présents (fruits et légumes d’automne, des fromagers, viande de volaille et de bœuf, du vin et du pain, des épices et des infusions, des herbes aromatiques ainsi que du poulpe frais, séché, fumé, en conserve…)
En cuisine, Philippe Ivanez (Les Jnoun Factory / Gargantuart) cuisinier, artiste, plasticien et photographe fera chanter les supions, encornets, seiches sur sa plancha accompagnés de panisses frites nappées de black (encre de seiche, wasabi) ou orange mayo (paprika basque fumé). La brigade des grandes Tables préparera une marmite de daube de poulpe, pour rassasier les plus affamés. Au four à bois, une pizza de la mer. Au micro de Pierre Psaltis (Le Grand Pastis) et Jonah Senouillet (Radio Grenouille), on parlera du poulpe avec des invités et des experts. Toutes les infos ici.

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