Marseille Restaurants en Provence

Avec le Gingembre, la cuisine a pignon sur rue d’Aubagne

« Le Cèdre », l’ancienne boulangerie libanaise de Joseph Azzé, a été vendue et rachetée par la famille sino-vietnamienne propriétaire du Tamky, rue Halle Delacroix. Quelques mois plus tard, le Gingembre, nouvelle enseigne de cuisine de rue, accueillait ses premiers clients. Une nouvelle aventure pour cette fratrie de huit enfants qu’on avait l’habitude de croiser jusqu’ici dans leur mini-supermarché de produits extrême-orientaux et iliens à quelques mètres de là.
Les travaux sont menés tambour battant dans la vieille boulangerie. Alors on a simplement aménagé 8 mètres carrés en façade avec un faux mur en fond de salle, pour dresser quelques tables de guingois et une terrasse. L’illusion est parfaite et pendant qu’on s’active en coulisses, on déjeune en façade. Ici, la cuisine de rue prédomine à des tarifs fort alléchants mais qui dérapent parfois (6 € pour deux rouleaux de printemps végétariens ou crevettes tout petits). On mange sur place ou on ramène à la maison le fameux Banh-Mi (sandwich vietnamien aux boulettes poulet, pâté et pickles), une salade viet (papaye, agrumes, radis, carottes ou poulet-crevettes), une très chinoise soupe wontons (bouillon de poulet et ravioli, ,nouilles, boulettes de boeuf, poisson), des brochettes, du tofu farci etc.

gingembre restaurant marseille

Pas de reproches à faire sur les rouleaux de printemps, faits à la main et à la commande et encore moins sur ce bo-bun traditionnel mêlant nouilles, nem croustillant, poulet pané, soja et crudités. Les copeaux de carotte, pomme verte, concombre se mêlent harmonieusement et témoignent d’une cuisine fine qui procède par petites touches. Un peu de piment, de l’aigre-doux, des poivrons en trois couleurs et quelques feuilles de coriandre jouent leur partition comme autant de signes de ponctuation gustative. On devine que la cuisine aurait aimé se lâcher un peu plus sur le piment, mais la clientèle est-elle prête ?
Un riz gluant sucré, cuit au lait de coco, et servi tout chaud, s’accompagne de lamelles de mangue pas assez mûre sonne joliment la fin du repas. Alors faut-il aller chez Gingembre ? Oui plus que jamais car cette enseigne confirme la vocation de Noailles à résonner des échos du monde. Oui parce que la cuisine est sérieuse, élaborée au jour le jour avec des produits frais. Oui parce que les clients sont ravis et leurs sourires en témoignent. Oui, enfin car ce type d’adresse répond à une demande croissante de la population : manger convenablement pour 15-20 €. Tout le reste n’est que verbiage.

Gingembre, 39, rue d’Aubagne, Marseille 1er ; de 15 à 20 €. De 12h à 14h30 et de 19h30 à 22h30. Fermé le dim. 09 85 19 21 24 et 06 52 28 26 68.

1 Comment

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  • Bonjour à vous. Je ne suis plus à Marseille… depuis 10 ans ???? Je salive rien qu’à vous lire, il me semble loin le Canaletto !
    Adressez à mon ami Pierre toutes mes amitiés. Et puisque j’habite Roanne, je vous invite tous à venir chez nous, soyez assurés qu’il y a aussi quelques pépites à découvrir chez nous
    Bien cordialement.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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