Inutile de sortir les mouchoirs : la saison du figatellu touche à sa fin. On en remangera quand il fera un peu plus « frais », pour l’heure, le broccio et tant d’autres charcuteries, au premier rang desquelles le jambon ou les saucissons, reprennent de la vigueur. Non, non, ceci n’est pas le bulletin météo de Louis Bodin mais un rapide survol de tout ce qu’Era tempu propose au
visiteur affamé. Ce petit restaurant qui fut l’un des premiers, il y a quelques années, à valoriser la gastronomie corse, propose inlassablement encore ses plats du jour (aux environs de 13-16€), ses vins (clos Canarelli, 1769, domaine Casabianca) et le sourire de sa patronne. Lors d’un déjeuner improvisé, la tarte aux herbes-mesclun ou les boulettes de veau à la sauce tomate s’accompagnent au choix de frites de patate douce ou de penne. La viande souple s’enrichit d’une sauce ni acide ni aigre ; d’un rouge vif, elle invite à saucer sans retenue avec un peu de pain aux noisettes. La salade est très fraîche, équilibrée dans ses assaisonnements, toute gourmande. On accompagne ou pas, c’est selon, son assortiment de fromages, d’un peu de confiture aux figues et voilà qu’arrive le café, suave, long en bouche, ample sans amertume. Alors peut-on y aller ? Si tu ne vas pas y manger, c’est Era Tempu qui viendra à toi avec sa formule traiteur que l’on croise dans tous les événements qui animent la vie marseillaise. Vous y apprécierez la sobriété de ton et la gentillesse de l’équipe qui, comme tous les Corses, se mérite…
Era Tempu, 70, rue Sainte, 7e arr. Marseille ; déjeuner, 20 € environ. Fermé lundi et mercredi.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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