Marseille Restaurants en Provence

Italova dans le 9e, la pizzéria « en bas de chez soi »

Italova

Il s’est fait connaître comme pizzaiolo itinérant, allant de fêtes de famille en séminaires d’entreprises, pour façonner, cuire et faire déguster ses pizzas. Et puis Guillaume Delord, que tous surnomment Guiguiccio, a eu envie de se poser, d’ouvrir sa propre pizzeria et de continuer à faire perdurer son rêve. Italova a donc été inauguré voilà une semaine. Guillaume a senti que ça se ferait ici, dans le 9e arrondissement, finalement assez pauvre en adresses « pour sortir pas loin de la maison sans être obligé de prendre la voiture ».

L’adresse est vaste et compte quelque 150 couverts disséminés en plusieurs salles et terrasses. En cette période chaude, on préfère l’arrière, loin des bruits de la circulation, une terrasse bordée de plantes et d’un mini potager d’aromatiques que Guillaume arrose chaque jour consciencieusement. La carte suggère 9 recettes de pizzas, une Queen rhapsodie (mozza fior di latte, jambon cuit aux herbes, champignons et basilic), une Basil Bowie à la crème de pesto verde et jambon de Parme, une tartufata (crème de truffes à la ricotta-scarmoza fumée, mozza fior di latte et jambon blanc). Les pâtes sont fines et légères, avec des bords irréguliers et gonflés. La farine intégrale moulue à la pierre et les 48 heures de maturation avec peu de levure garantissent une bonne digestibilité. La Piccante (sauce tomates cuisinée-mozza fior di latte et spianata piccante) est tonique et s’accorde très bien avec l’assiette de supions persillade à partager. Une bière, un verre de vin blanc très frais, le contrat est rempli.

Italova

Quelques antipasti, un tartare de thon, une tagliata de bœuf confirment l’âme italienne de cette adresse où, déjà, le personnel des hôpitaux voisins vient déjeuner. Face aux vins italiens sélectionnés par le pizzaiolo, Calcarius (bianco Puglia nature), Paladin (pinot gtrigioo) ou Lambrusco, les locaux de l’étape font de la résistance : château La Coste et Marrenon blanc demeurent les préférés. La nuit tombe et le ciel commence à scintiller, à la carte, la panacotta et le tiramisu apparaissent comme évidents mais la crema di cafe, sorte de milkshake au lait entier, s’impose. Une crème glacée très fraîche et diablement gourmande.

Alors faut-il tirer la chaise chez Italova ? Oui pour se régaler d’une bonne pizza, de quelques antipasti et d’une crema di cafe comme à Napoli. Oui car la terrasse respire le calme, loin des excitations du centre-ville. Oui pour la gentillesse de Guillaume dont l’enthousiasme est exemplaire. Oui enfin car on peut faire bombance pour moins de 20 € ; une petite sortie, comme ça, improvisée, c’est tout ce qu’on aime.

Italova, 3, bd Gillibert, Marseille 9e arr. ; infos au 04 91 75 18 06. Carte de 20 à 35 €.

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Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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