
On l’a aimé chez Deep, chez Blum et à l’Apothèque, le voici chez Sarment. Davin Riakoze s’est installé en lieu et place de l’ancien Green Bear coffee de la préfecture et l’a transformé en cave, bar à vins et à manger. Dans un décor de murs en pierre, de comptoir carrelé, de suspensions façon ferme angevine, Pierre, le serveur, et Adrien, en cuisine, renouent avec une ruralité comme les citadins l’imaginent. Croisé en plein repérage, l’artiste Gaétan Marron passe pour « mesurer » le bandeau de carrelage sur lequel il dessinera une fresque au trait épais noir. Pendant ce temps, la terrasse s’agite d’une clientèle en quête de vins nature, les verres de ce Recerca blanc du Mas Samso 2021 (Catalogne nord, France) tintent et se parent d’un léger voile de fraîcheur condensée qui fera merveille avec les huîtres.
L’ardoise simple et efficace, mêle la mer (huître-concombre-coriandre), la terre (betterave-brousse du Rove et haricots plats) et la chair (parmentier de taureau-salade). Les assiettes tiennent leur promesse, les sourires sont sur tous les visages. En salle, le service est détendu, joyeux et le tutoiement évident. Ça court dans tous les sens, c’est le bistrot dans tout ce qu’on aime. La crème caramel et le riz au lait sont sans reproche mais en cette saison, l’option fruit serait aussi la bienvenue… fraises, framboises, premiers abricots, histoire d’être en résonnance avec le soleil. Un bon point, l’usage très modéré de sucre qui valorise les recettes au lieu de les étouffer. Un petit café, Deep bien sûr, sans sucre là encore pour en apprécier le velouté et les batteries sont rechargées.

Alors faut-il réserver sa table chez Sarment ? Pas besoin, c’est une adresse d’amis, il y aura toujours de la place pour vous. Oui quand même si vous aimez les biodyn et les nat’ que Laura la sommelière aura dénichés pour vous. Oui car, dès 18h jusqu’à minuit, on vient pour prendre l’apéro dans la torpeur des soirées qui ne finissent pas. Sarment est un joli nom, poétique ; il respire la convivialité et les grandes tablées. C’est tout ça que vous y trouverez.
Sarment, 22, bd Paul-Peytral, Marseille 6e. Instagram @sarment.marseille Formules 15, 19 et 22 €.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.

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