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En jus, taillés, nectars, confitures… Kookabarra, le fruit dans tous ses états

KookabarraSe doutait-on que Jérémie Marcuccilli connaîtrait un tel succès avec une gamme de jus de fruits premium ? Kookabarra souffle ses 12 bougies à Avignon cette année, l’occasion de revivre une success story savoureuse qui prend sa source en Australie où Jérémie a décroché son Master of Business Administration. C’est au pays des kangourous, que ce grand sportif a découvert la passion des autochtones pour les bars à jus : « De retour en France, je me suis alors demandé comment les hôteliers pouvaient proposer des jus de qualité lorsqu’ils doivent gérer 100, 200, 300, 500 chambres, relève-t-il. J’ai donc réalisé une étude marché autour des restaurateurs et des hôteliers qui s’est avérée favorable. A cette époque, le Marché d’intérêt national (Min) d’Avignon louait des locaux in situ, c’était donc le moment de me lancer. J’ai débuté avec 12 000 € en poche, aujourd’hui Kookabarra réalise 4 millions de chiffre d’affaires par an et emploie 17 personnes ».

Cet ancien élève d’HEC a fait le choix de proposer à tous les professionnels français, mais aussi aux particuliers du Sud-Est, des confitures, fruits coupés, céréales et, surtout, des jus de fruits haut de gamme n’ayant subi aucune transformation. Le concept Kookabarra : un jus de fruits à 100%, aucun ajout en sucre, ni conservateur. Les approvisionnements régionaux et internationaux se font sur la base d’un cahier des charges établi conjointement entre les producteurs et l’acheteur. Sans surprise, c’est le jus d’orange qui cartonne “avec 49% des ventes, c’est l’incontournable du petit-déjeuner ». Avec la création de 6 à 10 nouvelles références chaque année, Kookabarra vit au pas de charge “surtout en été avec des pics atteignant les 400 bons de livraisons par jour » compte Jérémie Marcuccilli.

kookabarraUne Rolls-Royce à jus
Pour obtenir ses jus haut de gamme, Jérémie a tout misé sur un outil qu’il a baptisé “ma Rolls Royce”. Cette machine brevetée permet d’extraire à l’aide d’une seringue le jus et tous les bienfaits du fruit. “L’avantage de cette méthode vient de l’absence de contact direct entre la seringue, la peau et le jus, sinon cela engendrerait un produit de moins bonne qualité” précise l’entrepreneur. Cette machine permet de presser près de 500 fruits à la minute, soit de remplir de 2 000 à 2 500 bouteilles à l’heure : « Il y a deux ans, on produisait 500 bouteilles à l’heure et cet outil nous a permis d’accroître nos parts de marché. De plus il me semblait important d’extraire à froid afin d’éviter les traitements thermiques ou un quelconque ajout. Après extraction du jus, on l’embouteille dès qu’il atteint 2°C ». Dès la réception des bouteilles, le client doit conserver son jus de fruit entre 0 et 4°C. Sans jamais rompre la chaîne du froide, les jus ont une durée de vie de 14 jours sans altérer les qualités gustatives et les bienfaits.

Tout en citant Racine – “Qui veut aller loin ménage sa monture” – Jérémie Marcuccilli s’appuie aussi sur les valeurs humanistes qui animent son esprit d’entreprise : “J’insiste sur l’importance de l’esprit d’équipe et les valeurs humaines, l’esprit de curiosité et le sens de l’autonomie car il n’y a rien de plus valorisant que de proposer un environnement où l’humain peut s’exprimer et créer de nouvelles choses”. Un discours qui, au-delà de la qualité des jus, a permis à Kookabarra de séduire plus de 500 clients.

Marie Riera

Jus Kookabarra, 135, avenue Pierre-Semard, 84000 Avignon ; infos au 04 32 70 20 69.

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En bref

Le Vignoble Art Mas à Cannes Le domaine de l’Art Mas, sis à Visan dans le Vaucluse, sera le partenaire de deux soirées lors du festival de Cannes. A l’occasion de la présentation des films : “Zombi Child” de Bertrand Bonello (sélectionné pour la Quinzaine des réalisateurs) et “J’ai perdu mon corps” de Jérémy Clapin (sélection Semaine internationale de la critique), Xavier Combe fera déguster sa cuvée en trois couleurs “Il était une fois”. Quelque 200 bouteilles seront débouchées pour la circonstance.

Plan-de-Campagne/Cabriès.- Le marché agricole de vente directe nous donne rendez-vous dans le quartier du Plan-de-Campagne à Cabriès tous les lundis, mercredis et vendredis jusqu’au 7 octobre de 17h à 19h, face au Conforama (dernier rond-point en allant vers les Pennes-Mirabeau, dans l’enceinte de l’ancienne usine Fabemi). On y trouve des marchands sur environ quarante étals qui proposent fruits et légumes et produits de producteurs locaux. Le nombre d’exposants et les gammes présentées sont variables selon la saison.

Randonnées gastronomiques.- Des randonnées pédagogiques sont organisées comprenant des rencontres avec les producteurs et dégustations des produits locaux : taureau et riz de Camargue, huile d’olive de la vallée des Baux, miel des Alpilles, brousses du Rove, safran dans la Sainte-Baume, produits de la mer à Port-Saint-Louis-du-Rhône… Mercredi 22 mai : quel devenir pour les abeilles ? (à Fontvieille). Inscriptions ici.