Restaurants en Provence

La Bonne Mère au pied de la Bonne Mère

bonne mere deux
Ici le basilic est pilé, jamais haché au moulin électrique. Les saveurs en ressortent plus fortes et ça, seuls les pros le savent !

Voilà un mois qu’ils se sont installés là et déjà on se bouscule pour y goûter la spécialité maison. Il faut dire que la réouverture de ce bar de quartier, fondé en 1935 et resté fermé pendant 2 ans, est un événement pour le voisinage. Derrière le comptoir, Maeva et Jérémy. Tous deux cultivent le goût du produit, de la qualité et l’exigence de la satisfaction du client. Samedi, on s’installe parmi les quelque 20 couverts. Maeva redouble de gentillesse et d’attentions généreuses : spritz, tartines de pain grillé nappées d’huile d’olive-pistou, d’anchois et d’olives niçoises, sa ville natale. Au menu, anecdotes croustillantes (le comptoir est de facture italienne et a été installé peu avant la Seconde Guerre mondiale, les abat-jour de la marque marseillaise Boboboom) et carte de pizzes : Marius (tomate cerise, parmesan, reggiano, pistou), Italienne (gorgonzola, mozza, sauce tomate et jambon cru), Parma (sauce tomate, mozza, marsan, jambon cru, roquette et crème de balsamique)…
bonne mere troisPourquoi c’est bon ? Parce que les pâtes préparées avec 24 heures d’avance font l’objet de la fameuse technique du boule-boule. Demandez à Jérémy, il vous en expliquera l’intérêt. Ensuite, parce que les pizze font l’objet de deux cuissons garantissant une meilleure croustillance et répartition de la chaleur tout en respectant les matières. Le résultat est confondant de bonheur. Les assiettes sont opulentes et donnent une idée précise de l’âme italienne de ce mode de préparation, assez éloigné de la “méthode” marseillaise. A la fin du repas, on discute avec Jérémy et on le félicite pour son kitschissime tablier acheté à Naples il y a quelques mois. Maeva propose un baba au rhum qu’elle a cuisiné elle même : une merveille, un peu compacte, mais riche en goûts. Une petite myrthe provenant “de la distillerie de Sardaigne” et nous voilà encore tout heureux de ce bar à pizzas généreux et fraternel. Plus amical ça n’existe pas. A la table d’à côté, Marco de la Salumeria Giuppo est venu déjeuner en famille. Il échange ses adresses d’excellents producteurs avec Jérémy. C’est à la somme de tous ces petits indices que l’on reconnaît une belle maison.

Bar à pizzas la Bonne Mère, 16, rue Fort du Sanctuaire, Marseille 6e ;
réservations obligatoires au 04 91 58 22 05. Comptez 15-20 € par tête.
Leur site : http://www.pizzeria-labonnemere.fr/

Le GP sur les réseaux

Abonnez-vous à notre newsletter

En bref

Le Vignoble Art Mas à Cannes Le domaine de l’Art Mas, sis à Visan dans le Vaucluse, sera le partenaire de deux soirées lors du festival de Cannes. A l’occasion de la présentation des films : “Zombi Child” de Bertrand Bonello (sélectionné pour la Quinzaine des réalisateurs) et “J’ai perdu mon corps” de Jérémy Clapin (sélection Semaine internationale de la critique), Xavier Combe fera déguster sa cuvée en trois couleurs “Il était une fois”. Quelque 200 bouteilles seront débouchées pour la circonstance.

Plan-de-Campagne/Cabriès.- Le marché agricole de vente directe nous donne rendez-vous dans le quartier du Plan-de-Campagne à Cabriès tous les lundis, mercredis et vendredis jusqu’au 7 octobre de 17h à 19h, face au Conforama (dernier rond-point en allant vers les Pennes-Mirabeau, dans l’enceinte de l’ancienne usine Fabemi). On y trouve des marchands sur environ quarante étals qui proposent fruits et légumes et produits de producteurs locaux. Le nombre d’exposants et les gammes présentées sont variables selon la saison.

Randonnées gastronomiques.- Des randonnées pédagogiques sont organisées comprenant des rencontres avec les producteurs et dégustations des produits locaux : taureau et riz de Camargue, huile d’olive de la vallée des Baux, miel des Alpilles, brousses du Rove, safran dans la Sainte-Baume, produits de la mer à Port-Saint-Louis-du-Rhône… Mercredi 22 mai : quel devenir pour les abeilles ? (à Fontvieille). Inscriptions ici.