Carnet de cave

A Villeneuve-les-Avignon, la Divigne servira des vins nature

C’est l’inauguration qui fait parler à  Villeneuve-les-Avignon : le 14 juin prochain, La Divigne, cave/bar à vins nature et épicerie fine bio ouvrira enfin ses portes. « Un lieu qui casse les codes et invite au plaisir de la dégustation de vins sains et vivants, avec de jolies bouteilles à emporter ou consommer sur place dans un cadre sublime, convivial et accueillant », voilà la profession de foi de Marie-Charlotte Antonini, à l’origine de ce nouveau lieu.

la divigne Cette dernière a jeté son dévolu sur un bâtiment du XVIIe siècle, une livrée cardinalice sorte de petit palais qu’habitaient les cardinaux, dans le centre historique de Villeneuve-les-Avignon ; le jardin à l’abri des regards et de la foule, se prêtant tout particulièrement à la dégustation de vins, cocktails et planches à partager, apparaît comme un des attraits supplémentaires de cette cave. « Ici, on boira des vins vivants et on pourra manger sainement », insiste Marie-Charlotte Antonini consciente de l’intérêt croissant des consommateurs pour ce qui remplit leurs assiettes, « c’est pour ça que La Divigne s’engagera à servir à ses clients des produits issus de l’agriculture biologique et biodynamique ».

Sulfites interdits
Boire du vin oui, mais sans sulfites c’est encore mieux ! Sur les étagères de La Divigne, Marie-Charlotte promet aux consommateurs « néophytes » de découvrir sa sélection de vins de Loire, du Languedoc, d’Alsace ou de Bourgogne produits selon la même philosophie : peu d’interventions sur les vignes, un travail propre et engagé mais aussi et surtout « des vins sains sans sulfites et sans levure chimique… Que du fruit ! » Pour les consommateurs déjà au faîte de ses nouvelles productions, La Divigne promet des découvertes renouvelées régulièrement et des pépites trouvées tout au long de l’année par Marie-Charlotte. Une fois par mois, un vigneron ami sera invité à faire découvrir ses vins autour d’une soirée festive.

Côté food, La Divigne a tissé des liens étroits avec des producteurs bio, maraîchers, fromagers, éleveurs des environs d’Avignon. Les circuits courts, du verger à l’assiette, le locavorisme, des concepts à déguster sans bouder son plaisir… Marie-Charlotte Antonini a travaillé dans les médias et la communication pendant 9 ans à Paris puis a cédé à sa passion pour le vin. Avignonnaise depuis 2015, elle a suivi une session de formation de 7 mois à Suze-la-Rousse en 2016 afin de parfaire ses connaissances et anime un blog qui raconte son quotidien oenologique. Elle a aussi pigé pour la RVF, la Revue du vin de France, et entame une nouvelle aventure avec la Divigne, une « cave vivante et un comptoir gourmand » à suivre.

La Divigne, 57, rue de la République, 30400 Villeneuve-les-Avignon ; infos au 04 90 22 00 00.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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