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Benjamin Mathieu et Johann Lupo s’installent à La Grotte, à Callelongue

A peine est-il resté peu ou prou quinze mois en poste au NHow hôtel Palm Beach que Benjamin Mathieu a déjà pris le large pour accoster dans le petit port de Callelongue. Avec son comparse Johann Lupo (un ancien de Le Yen sur le Prado), le chef marseillais formé chez Frérard aux Trois Forts, et qui s’est frotté à la vie parisienne, reprend la Grotte, institution du bout du monde, en fin de route, à Callelongue.

la Grotte
“Les travaux touchent à leur fin et le restaurant sera totalement prêt dans quelques jours” assure Benjamin Mathieu

A peine quelques jours de travaux auront été nécessaires pour relifter la belle et accueillir une clientèle impatiente de reprendre ses bonnes habitudes. “L’affaire se scindera en deux tout en conservant la même ambiance, prévient Benjamin Mathieu. Nous animerons la Petite Grotte dans un esprit guinguette proposant une petite restauration en journée. Le soir sera dédié aux apéros ambiance”. Pour le reste, les deux associés imaginent une brasserie “parisienne de luxe” sic tout en cultivant les “côtés marseillais authentiques qu’on adore”. La Grotte c’est une adresse comme seule Marseille sait les concevoir dans un site unique, “une perle à faire connaître aux gens” enchaîne Benjamin Mathieu qui confesse une jauge de quelque 200 couverts : “C’est, pour moi, une des plus belles maisons de la ville” juge-t-il.
Terrasse en façade, patio dans l’esprit florentin couvert de bougainvillées, Johann et Benjamin mettront aussi à disposition une salle au premier étage de quelque 50-60 couverts avec vue sur le petit port et la calanque. En attendant l’installation d’un banc de coquillages dès l’entrée, promise pour l’hiver 2020-21.

la Grotte

Une carte “à la sauce Mathieu”
Très inspirés par le gril d’Edouard Loubet à la Bastide de Capelongue dans le Vaucluse, Mathieu et Lupo ont fait installer, face au comptoir principal, un gril pour toutes les cuissons au feu de bois, devant les clients : “Ce sera le poumon, le coeur battant de la Grotte, promet le chef. On y grillera les langoustes, les entrecôtes argentines, les côtes de veau du Limousin et on y suspendra les gigots d’agneau pour les fumaisons”. Avec l’inséparable Lucas, son second franco-brésilien qui le suit depuis les années Paris, Benjamin Mathieu jouera dans tous les registres, alignant sur une même carte l’assiette du pêcheur (composée de seiches, palourdes, loup de ligne, gamberoni, soupe de roche et petits légumes) et la purée au beurre Robuchon au jus gras, l’oeuf mayo-poutargue avec une carte de pizzas, “7-8 recettes pas plus” pour lesquelles Benjamin Mathieu nourrit les plus hautes ambitions.

“J’ai 30 ans et je ne veux pas jouer la comédie, une épaule d’agneau, une marmite de bouillabaisse sur table, c’est ça qui compte. Le bon produit et la juste recette… Une bouillabaisse au feu de bois, c’est le rêve !” s’exclame le chef. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, à partir de la mi-mars, la Grotte sera ouverte 7 jours sur 7, midi et soir.

La Grotte, 1, avenue des Pébrons, calanque de Callelongue, Marseille 8e arr. Infos au 04 91 73 17 79.

Numa Muller chez Madame Jeanne Longtemps annoncée et attendue, l'arrivée de Numa Muller chez Madame Jeanne, le restaurant de la Maison Buon, rue Grignan (6e arr) est officielle. Le chef a pris possession de la cuisine et propose pêle-mêle une tête de thon de ligne, un loup-concombre compressé et abricot fermenté-lait ribot et chips de riz-seiche, un thon et abricot au sel-herbes et fleurs du littoral et huile de feuilles de figuier eau de concombre. A suivre, 86, rue Grignan, Marseille 1er ; infos au 04 86 26 54 16.

Elie Kalamouka n'est plus Son nom restera indéfectiblement attaché au Mas, restaurant de la rue Lulli (1er) qu'il avait cofondé avec Robert Lenoir. Elie Kalamouka s'est éteint vendredi à 87 ans non sans susciter une vive émotion chez tous ceux qui avaient pris l'habitude de dîner chez lui. Le Mas était l'une des rares tables ouvertes toute la nuit, attirant noctambules et artistes qui, en fin de spectacle, venaient s'y détendre. Il était paar ailleurs administrateur du festival Jazz des Cinq Continents. La crise sanitaire a été fatale au Mas qui a été placé en liquidation judiciaire. Ce décès tourne définitivement la page des années 1980 à Marseille...

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