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Nonna Maria à Avignon, inizia l’avventura d’Aude et Paolo Cimo

nonna MariaLe centre-ville d’Avignon bruissait du retour sur le devant de la scène d’Aude et Paolo Cimo ; c’est chose faite avec l’ouverture, il y a quelques jours de Nonna Maria dans les murs mêmes du collège Saint-Nicolas-d’Annecy, édifié en 1367, suite à l’installation dans la cité papale des sœurs bénédictines. Et les amateurs de cuisine transalpine seront à la fête puisqu’outre les pizza, la carte aligne les heureuses surprises : osso bucco, risotto à la crème de langoustines, gnocchi de gorgonzola-pomme verte crue et speck en tête.

nonna Maria“Nonna Maria, c’est un peu la quintessence des recettes que m’ont transmises la maman et la grand-mère de Paolo lorsque je me suis mariée avec lui, confie Aude. Peut-être avaient-elles peur que le “petit” ne mange pas aussi bien avec moi qu’avec sa mamma ?” lance-t-elle dans un grand éclat de rire. Française d’origine italienne, Aude faisait ses études à Turin lorsqu’elle a rencontré Paolo, alors ingénieur du son pour la RAI. “Nous sommes arrivés en France en 2012-2013, se remémore Aude. Paolo a quitté la télévision publique et on a ouvert un restaurant dans l’Essonne, en région parisienne. Notre restaurant s’appelait La Lia et a rencontré un beau succès. Mais après 6 ans et demi en Ile-de-France, le soleil et le Sud nous manquaient trop”… Et c’est un coup de coeur pour Avignon, “ville magnifique”, avec sa pierre blanche semblable au travertin italien qui a achevé de les convaincre de revenir.

“Le secret d’une bonne cuisine ? De bons ingrédients et aussi, de longs mijotages”

couvent restaurant avignonComme une ode à la province de Marcellina proche de Rome, d’où est originaire Paolo, la carte chante la bella vita à tous les étages. “Certains de nos producteurs nous suivent depuis 2012, assure Aude. Nos serveurs et nos saveurs sont italiens, c’est une immersion totale”. En cuisine, la brigade est conduite par Anna Lisa. En salle, sous la houlette de Paolo, et de Massimiliano rompu à l’art du cocktail depuis sa formation romaine, le dépaysement est total.
“Comme en France, le répertoire culinaire italien est très riche, assure l’hôte du restaurant. Voilà pourquoi la carte changera très fréquemment et que nos formules déjeuner évolueront chaque jour”. Les pâtes fraîches, tagliatelles et ravioles, sont faites sur place ; idéales, elles accrochent la sauce puis s’en imbibent. “On réserve les pâtes sèches comme les spaghetti aux recettes dont la sauce glisse sur la pasta comme les spaghetti aux moules et palourdes” concède Aude avant d’évoquer la recette des penne à la vodka, typiques des années 1950-1960 à Rome… “Mais on n’oubliera pas la Provence pour autant avec beaucoup de clins d’oeil comme la panna cotta à la lavande ou les tagliatelle au ragoût de sanglier d’ici”. Quand dans un couvent, les nourritures de l’âme et terrestres se rejoignent.

Nonna Maria, 83, rue Joseph-Vernet à Avignon ; infos au 04 90 85 99 04. Formules déjeuner : 14 € (plat du jour), 19 et 24 €. Carte : pizzas de 12 à 16 €, plats de 14 à 22 € et desserts de 6 à 9 €.

Autour du patio… les lieux secrets de Nonna Maria

nonna Maria

La terrasse accueille quelque 180 couverts et des deux côtés de la cour, sur deux niveaux formant un ensemble de plus de 600 m2, s’organisent 3 salles de restaurant (120 places en tout) ainsi qu’un espace réservé aux réunions et séminaires. Si le restaurant raconte au mieux la philosophie de vie de ses deux gérants, le bâtiment n’en recèle pas moins d’autres atouts plus ou moins secrets… A l’entrée, un bar à vins sert une sélection d’une vingtaine de crus italiens, accompagnés d’une carte d’antispasti, planches de charcuterie et fromages.

Avignon

Le « club », un espace bar cosy aux coloris chaleureux et lumières tamisées, propose une vaste carte de cocktails préparés par “Max”, le bar tender. Trois magnifiques salons aux plafonds ornementés, agrémentés par un mobilier classique dans le style des années 1930, cachés par une porte anonyme, seront accessibles, sur demande aux membres du club privé ;  un « speak-easy » , piano-bar ouvert aux privatisations et aux soirées confidentielles. Des soirées y seront organisées dès les premiers jours du printemps, autour de dégustations de produits exclusifs, grands alcools, cigares, et vins d’exception.

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  • Super soirée : cuisine raffinée et accueil très chaleureux. Je suis repartie avec une part de Fontina de mon enfance. Bravo !

Infos express

Brunches du dimanche À partir du 27 septembre, et jusqu’à la fin de l’année, La Benvengudo propose aux gourmands (et aux lève-tard) un brunch concocté par la chef Julie Chaix. Sous forme de buffet, les hôtes disposeront d’une sélection de mets salés et sucrés, cuisinés à partir de produits locaux et de saison. Une pause gourmande parfaite avant de partir se balader dans le village des Baux-de-Provence. Brunch servi tous les dimanches de 11h30 à 15h, prix : 49 € par personne. Infos au 04 90 54 32 54.

Glenn Viel, chef du restaurant l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence, a été élu « chef de l’année 2020 » par ses pairs à l’occasion de la 34e édition des Trophées du magazine Le Chef ce lundi 21 septembre. Né en janvier 1980 dans une famille de militaires, son aventure à Baumanière a démarré en 2015 quand Jean-André Charial, le propriétaire, l’a appelé pour redonner vie à ce restaurant mythique. Dès son arrivée, Glenn Viel a mis en place une cuisine écoresponsable avec le développement d’un potager bio, de ruches ainsi qu’une ferme pédagogique. En janvier 2020, il décroche sa 3e étoile. Il est aussi distingué au titre de la “gastronomie durable”, lancé par le guide rouge qui honore les restaurants ayant une démarche écoresponsable. Côté pâtisserie, c’est Brandon Dehan du même restaurant qui est distingué. Originaire de Noyon dans l’Oise, il avait été désigné jeune chef pâtissier de l’année en 2019 par le guide Gault et Millau. Ce sont les chefs référencés dans le Guide Michelin qui votent chaque année pour élire les meilleurs de la profession lors de cette 34e édition des Trophées du magazine Le Chef, seule élection des professionnels de la gastronomie française par leurs pairs.

Samedi 10 octobre « Plus beau village de France » du nord Vaucluse, Séguret organise toute la journée, une dégustation des vins du village, une découverte de nombreux artistes et créateurs du village, une découverte de boulange à l’ancienne avec démonstration en direct (confection de pains, de brioches et de tartes au sucre à l’ancienne dans le four banal du village). A 10 h, accueil au portail de la Bise pour la remise du programme de la journée. À 10 h, 11 h, 15 h et 18 h : visites guidées du village médiéval au départ du portail de la Bise. Durée environ 1h (3 € par adulte et gratuit pour les mineurs).
10 h 30 et 15 h 30 : atelier « la vie des Abeilles » suivi d’une dégustation des miels bio de Jérôme Busato au château Cohola à Sablet. A 11 h et 16 h : atelier « les 3 goûts de l’huile d’olive en Provence » à l’atelier les 3 Souquets à Séguret.  12 h : dégustation des bières artisanales de Jean-Pierre Meffre de Chante-Grenouille. A 16 h 30 : cooking show sur le thème des Traditions de Séguret avec présentation de plusieurs mini recettes (au restaurant Le Mesclun – durée 1 h, gratuit, 20 personnes max). 17 h 30 : petit historique sur le métier de santonnier avec explication des différentes étapes de création artisanale d’un santon avec Denis Voeux. Plus d’informations au 04 90 46 91 06.

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