Restaurants en Provence

La Villa Madie à Cassis

villamadie1Voilà plus d’un an que Dimitri Droisneau a pris possession des cuisines de cette villa aux terrasses plongeantes sur la mer. D’un côté, le cap Canaille, de l’autre, la ligne d’horizon que seuls viennent casser des pins penchés. Derrière le piano, Droisneau maîtrise sa partition et a eu très largement le temps de nouer des liens avec le terroir cassidain. Cuisinier de contrastes, à 34 ans tout juste, il affiche un parcours (d)étonnant : l’Ambroisie de Bernard Pacaud, le Lucas Carton de Senderens, le Bristol de Fréchon pour ne citer que les plus mythiques adresses. D’une nature discrète mais très à l’écoute, le cuisinier vient à la rencontre de ses clients ; attentif à la moindre remarque, il révise sans cesse sa copie, testant, goûtant, perfectionnant toujours chacun de ses plats. Le résultat, entre terre et mer, témoigne d’une excellente maîtrise technique : les gamberonis marinées et juste saisies sont assises sur un moelleux d’aubergines grillées qui prend tout son écho sur un jus réduit de carcasse de crustacés exceptionnel de densité. Tout délicat, le loup se couvre d’une marqueterie d’ultra-fines tranches de pain de seigle croquante que décore une sarabande de légumes primeurs enchevêtrés baignés d’une écume iodée au combawa. Pour chaque assiette, des jus, des sauces, des concentrés de saveurs que l’on sauce sans retenue. En salle, Marielle Droisneau veille sur une équipe jeune, détendue et très pro à l’instar de Lionel. Le sommelier met en avant les vins de Cassis mais également ceux de la région à l’instar de ce coteaux varois, château La Calisse cuvée étoiles 2011, dont le gras et l’extrême finesse enveloppent de bonheur le ris de veau de lait rôti au sautoir-céleri étuvé à la truffe noire et parfum de cédrats. Au-delà des nappes blanches qui ne doivent pas vous impressionner, vous aimerez l’audace de ce chef qui associe carotte et mandarine dans un dessert à géométrie variable, oscillant du cru au compoté, de la gelée au sorbet surligné d’un biscuit à la navette qui a du caractère.

villa madie2Alors, faut-il y aller ? Oui, oui, oui même si les tarifs dépassent la moyenne de nos sorties. Il y a beaucoup de détente et un esprit familial dans ce restaurant que le Michelin a éclairé de 2 étoiles cette année. Une récompense amplement méritée et qui donne, enfin, à la Madie, le lustre qu’elle a longtemps cherché.

Avenue de Revestel-anse de Corton, 13260 Cassis ; résas au 04 96 18 00 00. Tarifs menus restaurant gastronomique : 75, 95 et 130 €. Bistrot : 45 et 70 €. Pain : 15/20 – café : 15/20.

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Infos express

Brunches du dimanche À partir du 27 septembre, et jusqu’à la fin de l’année, La Benvengudo propose aux gourmands (et aux lève-tard) un brunch concocté par la chef Julie Chaix. Sous forme de buffet, les hôtes disposeront d’une sélection de mets salés et sucrés, cuisinés à partir de produits locaux et de saison. Une pause gourmande parfaite avant de partir se balader dans le village des Baux-de-Provence. Brunch servi tous les dimanches de 11h30 à 15h, prix : 49 € par personne. Infos au 04 90 54 32 54.

Glenn Viel, chef du restaurant l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence, a été élu « chef de l’année 2020 » par ses pairs à l’occasion de la 34e édition des Trophées du magazine Le Chef ce lundi 21 septembre. Né en janvier 1980 dans une famille de militaires, son aventure à Baumanière a démarré en 2015 quand Jean-André Charial, le propriétaire, l’a appelé pour redonner vie à ce restaurant mythique. Dès son arrivée, Glenn Viel a mis en place une cuisine écoresponsable avec le développement d’un potager bio, de ruches ainsi qu’une ferme pédagogique. En janvier 2020, il décroche sa 3e étoile. Il est aussi distingué au titre de la “gastronomie durable”, lancé par le guide rouge qui honore les restaurants ayant une démarche écoresponsable. Côté pâtisserie, c’est Brandon Dehan du même restaurant qui est distingué. Originaire de Noyon dans l’Oise, il avait été désigné jeune chef pâtissier de l’année en 2019 par le guide Gault et Millau. Ce sont les chefs référencés dans le Guide Michelin qui votent chaque année pour élire les meilleurs de la profession lors de cette 34e édition des Trophées du magazine Le Chef, seule élection des professionnels de la gastronomie française par leurs pairs.

Samedi 10 octobre « Plus beau village de France » du nord Vaucluse, Séguret organise toute la journée, une dégustation des vins du village, une découverte de nombreux artistes et créateurs du village, une découverte de boulange à l’ancienne avec démonstration en direct (confection de pains, de brioches et de tartes au sucre à l’ancienne dans le four banal du village). A 10 h, accueil au portail de la Bise pour la remise du programme de la journée. À 10 h, 11 h, 15 h et 18 h : visites guidées du village médiéval au départ du portail de la Bise. Durée environ 1h (3 € par adulte et gratuit pour les mineurs).
10 h 30 et 15 h 30 : atelier « la vie des Abeilles » suivi d’une dégustation des miels bio de Jérôme Busato au château Cohola à Sablet. A 11 h et 16 h : atelier « les 3 goûts de l’huile d’olive en Provence » à l’atelier les 3 Souquets à Séguret.  12 h : dégustation des bières artisanales de Jean-Pierre Meffre de Chante-Grenouille. A 16 h 30 : cooking show sur le thème des Traditions de Séguret avec présentation de plusieurs mini recettes (au restaurant Le Mesclun – durée 1 h, gratuit, 20 personnes max). 17 h 30 : petit historique sur le métier de santonnier avec explication des différentes étapes de création artisanale d’un santon avec Denis Voeux. Plus d’informations au 04 90 46 91 06.

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