Carnet de cave

Lachanenche, la petite distillerie qui rafle les médailles d’or

LachanencheLa vie est faite de hasard qui fait bien les choses… Ainsi pourrait-on résumer la formidable épopée de cette famille d’agriculteurs que le destin a conduite dans les vapeurs des distillateurs. Daniel et Nicole Million-Rousseau vivent à La Chanenche, un lieu-dit à la jonction des Alpes et de la Provence où ils cultivent des framboises. Cette année-là, la production de framboises bat des records et se pose la question : que faire de toutes ces framboises dont la fragilité est le seul défaut ? De la liqueur de framboises pardi ! Les voisins, la famille, les amis et leurs amis vont plébisciter cette liqueur toute rose et, sans le savoir, inciter le couple à composer, dès 1994, une gamme d’apéritifs, liqueurs et eaux de vie à la marque Lachanenche.

Lachanenche
Daniel et Nicole Million-Rousseau, Jérôme et Benoît (de g. à d.)
Le pastis la Roche Bénite « Certains pastis nous semblent trop lourds et saturent les papilles alors nous avons élaboré une recette de pastis frais, plus complexe et subtil aux notes herbacées nécessitant pas moins de 15 plantes, explique Jérôme. Bien sûr, les épices (poivre, cardamome, coriandre) entrent dans sa composition tout comme la réglisse dont on a modéré les ardeurs. Un pastis dont certains retrouveront une pointe d’amertume et apprécieront la persistance en finale ». Compter aux environs de 25 € la bouteille…
 En 2011, Benoît, le fils de Daniel et Nicole, quitte le canada et revient au pays avec une idée en tête : reprendre l’activité, bosser avec son frère Jérôme et développer l’activité en imaginant de nouveaux spiritueux. « C’est lui qui a composé notre pastis qui a reçu deux médailles d’or au concours général agricole de Paris en 2016 et 2019 », relate Jérôme, 33 ans. Fiers et confiants en l’avenir, Daniel et Nicole Million-Rousseau confient la petite entreprise à leurs fils et voient, depuis fleurir les références : 20 à ce jour dont un génépi, star de la maison, qui se décline en version traditionnelle et en version « génépi noir, aux arômes plus intenses et plus épicés, avec une belle longueur en bouche… Un génépi de montagne dont les fleurs sont ramassées à quelque 3000 mètres d’altitude » détaille Jérôme.

LachanencheDu gin et bientôt… le whisky
Au top quatre des références, outre le pastis et le génépi, Benoît et Jérôme citent leur gin né voilà 4 ans et le limoncello. « Les Alpes de Haute-Provence sont un terroir riche en herbes, une terre au croisement des épices de Méditerranée, des plantes aromatiques de Provence et de la flore alpine, explique Jérôme sous l’oeil bienveillant de son aîné de deux ans. Notre production valorise ces croisements d’influences ». Portés par la mode des spiritueux bien faits, qualitatifs et artisanaux, répondant à la demande de clients en quête de produits respectueux de l’environnement, les deux frères ont déménagé leur entreprise au hameau de la Fresquière, à 3 km de La Chanenenche, en bord de route. « On voit de tout ici, s’amuse Jérôme, notre clientèle est très variée cependant les hommes quadragénaires sont majoritaires ». A la tête d’une petite équipe de 6 personnes, Jérôme et Benoît ont pour ambition de conserver la qualité qui a fait la réputation de Lachanenche, de cultiver leurs fruits comme jadis leurs parents et ramasser des plantes sauvages avec toujours le même bonheur. « En ce moment, nous travaillons sur un whisky. Il vieillit en barriques depuis 4 mois… Pour faire un whisky, il faut 3 ans, on a le temps de voir venir » dit Jérôme. Cachées dans un ancien tunnel ferroviaire qui perce les montages, les barriques attendent… Rendez-vous dans 3 ans pour parler du whisky !

Lachanenche, La Fresquière, 04340 Méolans-Revel ; infos au 04 92 81 95 56.

Photos © Le Naturographe

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Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

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Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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