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Laura Vidal, sommelier de l’année selon Gault&Millau

Le guide Gault & Millau, passé sous pavillon russe en janvier dernier, fête cette année ses 50 ans. La bible jaune est désormais dirigée par Jacques Bally, ancien patron de la branche formation et conseil du groupe Ducasse et ex-dirigeant du groupe Sibuet. Lundi dernier a Paris, a eu lieu la présentation du guide millésime 2020, première de l’ère Bally. De cette édition, on retiendra le titre de cuisinier de l’année décerné à Arnaud Donckele, le chef de La Vague d’or à Saint-Tropez.
Parmi les lauréats 2020, le trophée du sommelier de l’année est allé au Montpelliérain Julien Meurillon et à Laura Vidal, co-fondatrice du restaurant marseillais La Mercerie, sur le cours Saint-Louis. Une belle mise en lumière et un honneur qui rejaillit sur toute l’équipe. Alors qu’elle était en vacances à Montréal, Laura Vidal, 35 ans, partage ses émotions et sa grande joie.

Laura VidalLe Grand Pastis : C’est une première de souligner le travail d’une femme sommelier qui promeut, comme vous, les vins nature…
Laura Vidal : Ça m’a fait très plaisir et je suis encore hyper surprise. Je retiendrai qu’en 50 ans, je suis la première femme à avoir reçu ce prix. Voilà qui va ouvrir des portes à d’autres femmes, à des consoeurs qui font un travail extra, ça ouvre des perspectives. Dans ma carrière, j’ai rencontré des profils très talentueux et cette ouverture, cette nouvelle vision provoque beaucoup d’émotions.

Comment les Provençaux appréhendent-ils les vins nature ?
Au restaurant, nous avons une clientèle très éclectique, des gens qui viennent de partout, de France, d’Europe, d’Amérique du Nord pour qui les vins nature sont courants car dans d’autres régions du globe ces vins-là sont très reconnus. Chez les locaux, je note beaucoup de curiosité pour les vins vivants, beaucoup vont sur notre site, lisent et se renseignent. Il y a une appétence évidente.

Une sommelière travaille-t-elle différemment d’un sommelier ?
Pratiquement, nous avons les mêmes obligations de manutention, de paperasse ou de relationnel et je ne fais guère de différences entre les sommeliers et les sommelières. En revanche, je note que le métier a beaucoup évolué vers toujours plus de naturel. Nous ne cherchons pas à imposer nos goûts mais à faire plaisir. D’un côté, il y a des clients de plus en plus informés et qui ont, en quelque sorte, pris le pouvoir ;  on ne peut plus les prendre pour des novices. De l’autre, il y a les vignerons qui sont le tableau et nous, les sommeliers, nous sommes des cadres. On n’impose plus rien aujourd’hui, la relation se situe dans l’échange.

Quel(s) vin(s) pour fêter votre titre ?
Il y en a plusieurs ! Il y a d’abord les extraordinaires jurançons secs de château Lafitte (différent du château Lafite à Pauillac, NDLR) d’Antoine Arraou, ce sont des vins aux macérations incroyables. Je citerai ensuite les merveilleux vins du Clos des Grillons de Nicolas Renaud à Rochefort-du-Gard. Ce sont des vins qui me touchent beaucoup, ils sont nets et sans bavures, élégants, purs et floraux.

La Mercerie, 9, cours Saint-Louis, Marseille 1er ; infos au 04 91 06 18 44.

Le Gault&Millau 2020 en Provence

Dans notre région, les 5 toques sont maintenues pour Alexandre Mazzia (Marseille), Jean-Luc Rabanel (Arles), Édouard Loubet (Bonnieux), Christophe Bacquié (Le castellet).
Les quatre toques vont àGlenn Viel (l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence), Gérald Passédat (le Petit Nice à Marseille), Christian Sinicropi (le Martinez à Cannes), Mauro Colagreco (le Mirazur à Menton), Alexandre (à Garons, Gard),  Arnaud Faye (la Chèvre d’or à Èze), Dimitri Droisneau ( la Villa Madie à Cassis), Jérôme Roy (le Cloître à Mane), Bruno Oger (la Villa Archange au Cannet), Jacques Chibois (la Bastide Saint-Antoine à Grasse), Christophe Russac (restaurant Joël-Robuchon à Monaco). Le titre de jeune talent est allé à Éric Maillet du restaurant Cédrat (Marseille).

Vite lu

Les Grandes Tables à lire ! Les grandes Tables (réseau de restaurants à Marseille, Calais, Clermont-Ferrand) viennent d’éditer un livret titré 10+4. Ce 10+4 relate les trois dernières années  marseillaises d’aventures culinaires et artistiques qui s‘inscrivent dans la continuité de cette entreprise initiée en 2006 : raconter les cuisines dans leurs diversités et leurs actualités.
À Marseille à la Friche Belle-de-Mai, à La Criée Théâtre national et au Zef-scène nationale, à Calais au Channel-scène nationale et enfin à Clermont-Ferrand à La Comédie-scène nationale, les grandes Tables dialoguent avec les lieux culturels où elles sont installées et avec leurs territoires. Elles y conduisent des projets culinaires et y inscrivent la cuisine comme une discipline artistique à part entière, qui s’épanouit dans les conversations avec les autres arts. Ce 10+4 vous permettra tout à la fois de découvrir cette belle enseigne et tout ce que ses équipes ont fait toutes ces années avec la très modeste participation du Grand Pastis. A télécharger ici.

jeremy julien au Culti

Le Matière Brut investit le Culti C’est l’un des événements annoncés de l’été prochain : l’équipe du Matière Brut, conduite par Jérémy Julien, annonce son arrivée au sein même du bar-tabac du Roucas-Blanc (Marseille, 7e arr). Avec un vaste jardin, le Culti jouit d’un magnifique espace pour servir déjeuner et dîners dans une ambiance cool comme les aime Jérémy et en totale adéquation avec son répertoire culinaire. On vous en parle dès que la réouverture des restaurants (au moins des terrasses) sera effective.

Cassis, les volets rouges certifiés vert Arnaud et Cédric sont fiers et heureux d’annoncer le changement d’identité de leur maison : l’hôtel du Joli Bois devient l’hôtel les Volets Rouges – Cassis. Le duo a a profité de l’hiver pour se livrer à de nombreuses rénovations “afin de vous apporter toujours plus de confort, de quiétude dans notre bulle de nature au cœur du parc national des calanques, assurent-ils. Et d’ajouter : – Nous venons d’être certifiés par l’écolabel international Clef Verte, ce qui fait de nous le premier hôtel de Cassis à recevoir un écolabel”. Hôtel Les Volets Rouges – Cassis, D559 – route de la Gineste, 13260 Cassis ; infos au 04 42 01 02 68.