Un touche-à tout avide de nouveautés ? Un hyperactif ? Après le lancement du Marché Saint-Victor puis de son food-truck « le Panier à Salades », Jérémy Depieds revient sur le devant de la scène victorienne en inaugurant, dans le plus grande des discrétions, son dernier rendez-vous alimentaire, sobrement baptisé le Couteau. Avec Pam, ils ont imaginé un restaurant viandard, proposant des t-bone, faux filets et tartares à tous les amateurs de chairs fraîches et maturées. Pam a imaginé des murs blancs, une mezzanine, une grosse tête de boeuf en mosaïque miroitée rouge, des assises confortables. Jérémy, lui, a dessiné une carte composée d’une joue de boeuf longuement braisée et gnocchis frais, d’un foie de veau aux herbes, d’une saucisse artisanale maigre ou d’un os à moelle rôti-oignons confits et moutarde aux herbes. Quelques intrus se sont glissés dans cet inventaire à la Prévert : un gravlax de saumon-blinis de seigle et le filet de daurade laqué-purée de panais et poireau sur le gril… Les frites maison à la graisse de boeuf, comme on les savoure en Belgique, ou le risotto, accompagneront vos viandes. Au déjeuner, ambiance à la cool avec quelques riverains, professions libérales et artisans venus reprendre chaleur devant une planche joliment garnie. Le soir, l’esprit festif et potes-qui-se-retrouvent prime. Alors faut-il y aller ? Il n’y a aucune raison de bouder l’endroit, bien au contraire, le crémeux chocolat noir et sablé breton devant servir d’ultime argument pour convaincre les plus timorés. Le maître des lieux sait bichonner ses hôtes et les adresses « à boire » dans le quartier étant légion, maintenant, vous savez où affûter votre couteau…
145, rue Sainte, Marseille, 7e arr. Carte 25-30 €.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !