
Le Fioupelan est né en février 2020 et vient de fêter son deuxième anniversaire. Petit restaurant est devenu grand, avec une réputation au beau fixe, portée par Romain, le patron, et son chef, Cyrille Lemaire. Ce dernier a fait ses armes auprès d’une kyrielle de cuisiniers de renom, parmi lesquels Cyril Legras (le Floris à Anières en Suisse) et Dimitri Droisneau (la Villa Madie à Cassis). Hiver comme été, la terrasse du Fioupelan semble une parenthèse à l’écart des aléas météo, orientée sud, baignée de soleil et protégée du mistral. Deux ans ont suffi pour que le petit crabe (fioupelan en provençal), se constitue une clientèle d’habitués qui viennent pour le service très cool et amical, et la cuisine d’un respectable niveau.
Comme tout bon apéro qui se respecte, les entrées se partagent elles aussi, proposant une focaccia pissaladière, des gambas tempura-boulghour ricotta-mayo satey et cacahuètes voire un tartare de veau à l’huile de truffe-pastrami chou rouge cru crème légère et croûtons. Les bucatini se déclinent aux poireaux rôti et crémé-copeaux de parmesan ou au pesto-bresaola et parmesan. Le plat du jour, une daurade en filet snacké-crumble de parmesan quinoa-ravigote épicée radis et navets offre une alternative au t-bone de veau-quinoa pistache-poudre d’olives noires et légumes.

Le mistral souffle, la ville a froid, le Fioupelan sert ses clients en tee-shirt. Le tataki de saumon, à peine saisi, étincelle d’éclats de fleur de sel ; de la socca, une ravigote d’algues wakamé et de la poudre d’olives noires font vibrer l’assiette. On sauce son fenouil confit en harmonie avec la fraîcheur et la minéralité du vin blanc de la Bargemone (coteaux d’Aix) qui fait le reste. Suit un carré de porc au gras délicieusement croustillant baigné de son jus corsé et de légumes de saison. A table, les conversations sont joyeuses, indice évident d’un service réussi.
Alors faut-il aller manger au Fioupélan ? Le sulfureux accord entre l’expresso noir Luciani et le snickers maison à base de chocolat noir-ganache choco blanc et beurre de cacahuètes-caramel beurre salé suffit à la réponse. On aime l’ambiance familiale de cette adresse qui fait de gros efforts pour proposer une cuisine de qualité répondant aux codes de l’époque. Oui on réserve pour le style Lemaitre mâtiné des apprentissages auprès des grosses pointures de la profession et oui encore parce qu’à l’heure du départ… On a déjà envie d’y revenir, ce qui est le bon point ultime.
Le Fioupelan, 62, quai du Port, Marseille 2e. Infos au 04 91 52 65 15. Plat du jour 17,90 € ; carte 30 €.Brunches tous les matins, ouvert 7/7j de mi-mai à mi-septembre.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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