Restaurants en Provence

Le Galoubet à Arles

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Avec un nom pareil, on craignait le pire : des cigales au mur, des brins de lavande brodés sur les nappes jaune moutarde… eh bien non ! Si l’ambiance du Galoubet est rustique, elle est aussi de bon goût avec son feu de cheminée qui embaume la salle voûtée. Du hall d’entrée, avec sa superbe cage d’escaliers, jusqu’aux arches de la salle, partout, la pierre blanche raconte se longs siècles d’histoire. La carte aussi raconte une aventure paysanne faite de produits de saison travaillés sans emphase mais sur un ton juste : poêlée d’escargots-mousseline de pommes de terre et huile de persil, raviole de paleron bouillon et légumes de pot-au-feu, poitrine de porc confite et laquée, filets de daurade-carottes et jus aux épices douces. Rompant avec le ronronnant « toujours pareil » des desserts, le chef propose une poire amandine-coulis poire vanillé, des pommes caramélisées-sabayon coing et cidre…

Le mistral souffle à n’en plus finir dehors et il grelotte dans les manteaux ; la fricassée de trompettes de la mort servie dans une assiette chaude a tout pour plaire avec son roux d’œuf qu’on crève et apporte beaucoup de rondeur aux champignons. L’onglet de bœuf fondant, servi saignant est parfait drappé dans sa sauce aux morilles aux accents de sous- bois. Un verre de rouge, un château Haut-Musiel dans le Gard rosit les joues. Un vin fragile et délicat, aux tanins ronds et travaillés, avec un nez épicé et une attaque sur le fruit rouge pour la gourmandise. C’est un sans faute qui invite toute la table à pencher la tête, à se sourire, à pousser des souffles de contentement. Une joie qui perdure bien au-delà du dessert, un cookie aux noisettes sur lequel une quenelle de mousse chocolat noir intense contraste avec le coulis de mandarine aux écorces amères. Faut-il y aller ? Oui pour de savoureuses raisons et le charmant accueil de la maîtresse des lieux à la voix si douce et au sourire complice.

18, rue du Docteur Fanton, 13200 Arles ; résas au 04 90 93 18 11. Formules 25 et 29 €.
Pain : 11/20 – café : 11/20.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Guide Fooding

Le nouveau Guide Fooding, édition 2023, qui sera disponible, partout en France, dès ce jeudi 17 novembre, dévoile son palmarès. A Marseille, le titre de meilleur Sophistroquet est attribué à Regain (Sarah Chougnet-Strudel et Lucien Salomon) et le titre de Meilleur esprit d’équipe échoit au restaurant l’Idéal (Julia Sammut, Aurélien Baron et Jérémy Nguyen).

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