Restaurants en Provence

Le Grain de Sel à Marseille

Février 2011, on pousse la porte pour la première fois de cet estaminet modeste de centre-ville. Printemps 2014, les années sont passées, l’engouement des guides et du public ont porté le restaurant de Pierre Giannetti aux nues. Rien n’a changé : le mur en pierre demeure et fait toujours face à la cuisine ouverte sur la salle. Les tables s’alignent toujours aussi joliment et la clientèle a fini par comprendre que sans réservation point n’était besoin d’espérer y déjeuner ou dîner. Mardi dernier à midi, les asperges violettes au lard de Colonnata étaient accompagnées de poitrine fumée et réchauffées dans un jus de volaille à l’ail des ours-velouté d’asperges aux kumquats ; la cocotte de gnocchis sardes aux palourdes se mariait à un ragoût de poulpes dans un jus de homard fenouil et pistou et la crème brûlée au miel et verveine se pâmait de quelques écorces de pamplemousse confits.

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Une présentation complètement ratée… à revoir

Des agrumes, du soleil, des produits bios et de saison… la Méditerranée offre ce qu’elle a de mieux et Giannetti s’en amuse. Il en résulte des intitulés (trop) longs mais précis sur le contenu  des assiettes : gaspacho de fenouil et concombre à la menthe-salade de coques au citron vert-oignons frais vinaigre d’hibiscus ; filet de cabillaud de ligne vapeur-première courgettes en ragout de chorizo pommes de terre ratte-mousseline chaude de blanc de courgette au safran jus de poisson lié à l’aïoli et encre de seiches. Le gaspacho est plaisant, frais et précis avec quelques pointes d’iode bienvenues. En revanche, la cuisson du cabillaud aurait supporté 20 secondes supplémentaires. La chair nacrée délicate se détache en pétales mais le reste de la composition est brouillon. Les saveurs sont là mais la présentation est bâclée. Les flaques sont rarement esthétiques.graindesel3 Le dessert, une tarte sablée coco-amande s’accompagne d’un crémeux au chocolat blanc-pamplemouse et mousse ricotta. Le pamplemousse s’appuie sur des notes fortes d’écorces blanches, le sablé est délicat tout comme la mousse ricotta balayée par la force des agrumes. Il n’empêche, il reste de ce repas une belle impression, le sentiment du travail maîtrisé et bien fait. L’origine des produits est irréprochable et le rapport qualité-prix est au rendez-vous. Faut-il y aller ? Oui, sans aucun doute.

39, rue de la Paix Marcel-Paul, Marseille 1er arr. ; 04 91 54 47 30. Formules midi : 22 et 26 € ; carte : 42 €. 

 

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En bref

Les Sard’in c’est bon tout le temps Pour agrémenter un sandwich ou à partager entre potes lors d’un apéritif improvisé, ces sardines sauveront également votre plateau repas en cas de frigo désertique un dimanche soir. Préparées entièrement à la main, elles sont mises sur grilles et cuites au four pour être plus légères et digestes. Garanties sans friture, on les aime à l’huile d’olive extra vierge ou au piment.
6 € la boîte chez le Petit Cabanon, restaurant au 63, avenue Robert-Schuman, Marseille 2e.

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