Restaurants en Provence

Le Vertigo : l’auberge de jeunesse possède désormais son propre resto

le VertigoC’est le petit dernier qui vient d’ouvrir rue Sainte. En remplacement d’une boîte sombre et fermée, repliée sur elle-même, un restaurant lumineux et ouvert sur la rue a servi ses premiers clients dès la fin du mois de juin dernier. Les propriétaires de l’auberge de jeunesse le Vertigo, se sont portés acquéreurs de ce vaste espace voûté pour le transformer en bar et restaurant. « Ici, nous servons des plats de cuisine méditerranéenne dans un esprit cantine avec pour espoir de mixer la clientèle jeune de l’hostel et les habitués du quartier », explique Oren Soussan, l’un des deux propriétaires de l’enseigne. Chaque jour, Robert Ayache, ex-bar de l’Abbaye, rédige sur l’ardoise ses inspirations dictées par le marché, des plats souvent exhumés des souvenirs de la cuisine du Proche-Orient, des classiques italiens et, toujours, une suggestion végétarienne car la demande est réelle chez les hôtes de l’auberge de jeunesse, qui déploie ses 160 chambres dans les étages supérieurs.

Après 7 mois de travaux, le restaurant du Vertigo, qui se transforme au fil des heures en bar et espace de coworking, lieu de rendez-vous ou de breakfast-room, s’éclaire de grappes d’ampoules à filament, les voûtes massives invitant à circuler dans l’espace sans entrave. Dès qu’arrive la mi-journée, une assiette de homos, des seiches sautées grattées aux sucs de cuisson servies froides avec une salade de pommes de terre à l’oignon donnent le la. Le dessert, un abricot très acidulé confit, posé sur un fin biscuit et garni de crème battue, accompagne un café qui fait la fierté du maître des lieux : – Il vient de la torréfaction Bibal à Montpellier », annonce Oren Soussan, ex-informaticien qui a trouvé dans cette forme d’hôtellerie une activité plus en lien avec ses aspirations.

Alors faut-il y aller ? Oui car il souffle dans ces murs une atmosphère communautaire, de wifi partagé et d’échanges entre touristes. Oui car le service est rapide et permet de s’attabler si la pause de la mi-journée est minutée. Oui si votre budget est serré car, à l’instar des chambres du Vertigo qui sont proposées pour une vingtaine d’euros, on peut déjeuner ici sans jamais affoler le banquier. « Nous estimions que nous devions offrir une prestation hôtelière et culinaire en adéquation avec le prix des billets low-cost qu’ont payé nos clients pour venir à Marseille », analyse Oren Soussan. Et il y est parvenu avec brio.

Le Vertigo, 75, rue Sainte, Marseille 7e arr. Infos et résas au 04 91 54 42 95. Déjeuner, 20 €. Le soir, ambiance bar-tapas.

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.